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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 16:22

cet article me parait très beau et réconfortant pour celles qui se sentiraient "déçues" d'un accouchement par césarienne

http://www.huffingtonpost.fr/monet-moutrie/temoignage-cesarienne-accouchement_b_7271892.html

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Published by irene.marraine - dans maternité
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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 22:29

Et voilà que ces jours-ci, un couple m'a posé la question de savoir sur quels critères, on pouvait choisir où accoucher, ou plus exactement sur quels critères choisir sa maternité et c'était d'ailleurs plutôt: "Est-ce que la maternité où nous nous sommes inscrits est la bonne?" car quand on me pose la question, l'inscription est déjà faite!... et il n'y a plus qu'à se dire que c'est le bon choix, quitte à , au long de la grossesse, introduire d'autres critères de choix, s'affirmer en tant qu'acteurs(et non pas seulement patients/ passifs, poser des demandes courtoises mais précises...

Car les critères de choix d'une maternité sont très nombreux, ils devraient être listés et hierarchisés et leur ordre d'importance peut et va sûrement varier au long de la grossesse au fur et à mesure qu'on prend conscience de certaines choses essentielles. Il est fort difficile de changer de lieu de son plein gré science à l'équipe de demandes et de besoins au cours de la grossesse mais rien n'empêche de faire prendre conscience à l'équipe de demandes et de besoins et de refuser certaines pratiques....

et puis, la discussion s'est élargie: on a parlé:

- "plateaux techniques" (= une maternité ayant passé contrat, convention avec des sages-femmes libérales qui pourraient y venir pour accompagner lors de leurs accouchements les femmes qu'elles ont suivies pendant la grossesse (mais déjà combien de femmes savent qu'elles seront très bien suivies par une sage-femme pendant leur grossesse (et leur suivi gynéco contraceptif, de la puberté à ...après la ménopause...tout aussi bien et parfois mieux ...qu'ailleurs?)

pas du tout d'actualité dans l'agglo rouennaise, ça commence à bien exister en Francee

- maisons de naissance: très répandues dans de nombreux pays d'Europe (qui ont d'aussi bons résultats, si ce n'est meilleurs qu'en France) mais presque pas en France ; la semaine prochaine, l'Association Nationale des Sages-femmes libérales organise un colloque à ce sujet tant cela nous tient à coeur

- et...accouchement à domicile... et quand j'ai prononcé ce mot, j'ai vu l'effroi, l'effarement envahir le visage de la jeune maman

...

je ne résiste donc pas à vous transmettre encore un article de "Marie Accouche là" assez éclairant sur le thème surtout dans les liens en fin d'article, car, comme toujours les articles de cette Marie là sont bien documentés... Le problème, c'est qu'en France, il devient de plus en plus difficile de trouver une sage-femme car...la "chasse aux sorcières" (oui, au Moyen-Age, les médecins- hommes!- qui ressemblaient beaucoup aux médecins décriés par Molière, ont déclaré la chasse aux accoucheuses qu'ils appelaient "sorcières" ne supportant pas qu'elles soignent les femmes mieux qu'eux) la chasse donc continue, cette fois-ci en demandant aux sages-femmes de payer des assurances qui engloutiraient tous leurs revenus!

Le mythe de l’accouchement qui dérape en quelques secondes

Posted: 18 Mar 2015 01:50 AM PDT

Il suffit d’évoquer l’idée d’accoucher en dehors d’un hôpital pour qu’une armée de médecins s’élève en brandissant les innombrables risques de cette entreprise. L’argument le plus utilisé est que toutes les femmes, y compris celles en excellente santé, à la grossesse idyllique et ne présentant aucun risque apparent, peuvent voir leur accouchement se compliquer sans la moindre raison et virer au drame en quelques instants. Un médecin peut se limiter à prononcer cette phrase pour contrer toute proposition visant à offrir aux femmes des lieux plus respectueux pour donner la vie, tels que les maisons de naissance ou la possibilité d’accoucher à domicile. Qu’importe si cet argument est irrationnel et en contradiction avec les données scientifiques, la terreur est la meilleure arme pour dissuader les femmes de toute aspiration à la liberté et les maintenir dans une soumission la plus absolue au pouvoir médical.

Certes, tout gynécologue pourrait évoquer une situation impérieuse personnellement vécue, où il s’est précipité tambours battants au chevet d’une parturiente, et où la naissance aurait abouti à une issue fatale s’il n’avait pas eu à portée de main scalpel, forceps et machines bruyantes pour sauver in extremis une mère ou son enfant. Ce qu’il ignore cependant, c’est que cette urgence apparente est bien plus due à l’organisation hospitalière qu’aux vices du corps féminin qui s’enraillerait par pure frivolité. Une comparaison fine entre les conditions d’accouchement vécu à l’hôpital et de celui accompagné d’une sage-femme à domicile permet en effet de relativiser ce mythe de l’urgence vitale impromptue.

Pour rappel, l’objectif d’une sage-femme accompagnant un accouchement à domicile est de préserver la physiologie et de mettre en place toutes les conditions tant matérielles qu’affectives assurant à la parturiente un confort maximal lui permettant de mettre son enfant au monde. Par sa connaissance intime de la future mère construite au fil des mois durant la grossesse, sa présence auprès d’elle dès les premières contractions et par son observation constante et discrète tout au long du processus, la sage-femme veille à une naissance la plus naturelle possible, en ne posant de geste médical que s’il est indispensable et avec la volonté de retourner au plus vite vers le fonctionnement physiologique du corps.

En revanche, l’organisation hospitalière consiste à effectuer sur la femme qui accouche une série de gestes médicaux standardisés, visant à faire naître le bébé selon des protocoles qui énumèrent les positions autorisées, les durées maximales des différentes phases ainsi que le rythme des contrôles effectués par sages-femmes et instruments. Chaque fois que le processus d’accouchement menace de sortir de ce carcan normatif, des gestes médicaux sont posés pour qu’il reste bien calé dans le cadre protocolaire. C’est ainsi que les femmes sont reliées à un monitoring contrôlant la fréquence et l’intensité des contractions, subissent des touchers vaginaux réguliers pour observer si la dilatation du col suit la courbe d’un centimètre par heure et reçoivent des injections d’ocytocine pour augmenter l’activité de leur utérus. Si la naissance présente certaines lenteurs, l’enfant est extrait sans ménagement par l’action de ventouse, forceps ou bistouri, voire par césarienne.

Lors d’un accouchement à domicile, les praticiens s’adaptent à la femme. Lors d’un accouchement à l’hôpital, c’est la femme qui s’adapte aux praticiens.

Les dérapages au bas de la cascade

Accoucher à l’hôpital présente dès lors plus de risques de complications qu’à la maison. Comme je l’ai expliqué dans mon billet « Si je n’avais pas accouché à l’hôpital, je serais morte et mon bébé aussi ». Ah bon ?, chaque geste médical est assorti d’une liste d’effets secondaires qui entraînent d’autres, se transformant en une cascade d’actes pouvant aboutir à des complications qui n’auraient jamais lieu lors d’une naissance respectée.

Prenons l’exemple d’une des complications les plus graves et les plus meurtrières puisqu’elle constitue la première cause de mortalité en couche dans les pays occidentaux : l’hémorragie de la délivrance. En temps normal, l’utérus, après avoir effectué moult contractions pour expulser le bébé puis le placenta, se rétracte afin d’obstruer les vaisseaux sanguins qui ont assuré les échanges entre la mère et l’enfant durant toute la grossesse. Il arrive parfois que l’utérus soit atone, c’est-à-dire tellement fatigué qu’il devient amorphe, ou qu’un morceau de placenta resté à l’intérieur de la cavité utérine empêche cette rétractation. S’en suit dès lors une perte de plus de 500 millilitres de sang considérée comme une hémorragie du post-partum.

Bon nombre d’actes médicaux posés sur les parturientes pour accélérer l’accouchement augmentent ce risque d’hémorragie. C’est le cas des injections d’ocytocine de synthèse administrée à fortes doses dans tous les hôpitaux, qui intensifient douloureusement les contractions pendant le travail, et qui augmentent jusqu’à cinq fois le risque d’hémorragie de la délivrance.

Parfois, les obstétriciens, dans leur quête de rentabilité maximale et dénués de tout égard pour les femmes qu’ils espèrent juste garder vivantes, administrent aux futures mères du Cyctotec, un médicament ayant reçu une autorisation de mise sur le marché pour soigner les ulcères d’estomac. Comme cette molécule très bon marché a pour effet secondaire de déclencher des fausses-couches par des contractions utérines, il n’en fallait pas plus pour qu’il soit, sans la moindre considération pour la mise en garde de la Haute Autorité de Santé, détourné dans le but de déclencher des accouchements. Tantôt ses dosages à la petite semaine sur-stimulent l’utérus et augmentent le risque d’atonie lors de la délivrance, tantôt ce produit réduit le col en bouillie rendant toute réparation d’urgence impraticable, ce qui provoque parfois un véritable torrent de sang entre les jambes de la jeune mère, dont seule l’ablation de l’utérus en urgence la laissant définitivement stérile peut la sauver in extremis. Les gynécologues font preuve de la plus grande désinvolture face à ces complications sévères puisqu’en réponse à la mise en garde de l’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) sur le détournement de ce médicament contre les ulcères, le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens français s’est offusqué en demandant « quel est le médicament qui, provoquant des contractions utérines dans le but de déclencher l’accouchement n’augmente pas les risques de rupture utérine, d’hémorragie ou d’anomalies du rythme cardiaque fœtal ? ».

Lors d’un accouchement à domicile, comme aucun acte médical n’est posé sans nécessité, il est logique qu’aucune complication liée à ces actes inexistants ne puisse se produire. Certes, des hémorragies de la délivrance ont parfois lieu, malgré le respect absolu des parturientes et tout le soin apporté au confort de ces dernières, mais elles sont généralement bien moins sévères que celles produites suite aux agressions physiques et chimiques de l’utérus dans les hôpitaux. Dans ce cas, la sage-femme, qui dispose d’un important matériel de secours et de premiers soins, administre une injection d’ocytocine qui, en contractant l’utérus après l’éjection du placenta, limite les pertes sanguines, ce qui permet un transfert serein vers un hôpital pour une prise en charge médicalement justifiée. Cette piqûre sera d’autant plus efficace que la femme n’aura pas subi d’injection de cette hormone tout au long de son accouchement.

L’obstétrique et le manque d’anticipation

Des complications, parfois même très graves, peuvent malheureusement aussi se produire en dehors de toute brutalité médicale. Il est néanmoins possible de les anticiper avant qu’elles ne tournent à l’impératif vital. Que ce soit pour un défaut de progression du travail, une rupture utérine ou une souffrance fœtale, certains indices parfois très ténus apparaissent au cours de l’accouchement et dont l’observation fine permet de prendre des dispositions bien avant que l’extrême urgence ne soit déclarée.

Lors d’un accouchement à domicile, la sage-femme qui est en permanence aux côtés de la parturiente, a précisément pour mission d’identifier les signes de potentielles complications. Par sa connaissance intime de la femme dont elle a suivi la grossesse, elle peut aisément repérer un malaise soudain, un changement d’état d’esprit, un ralentissement de la progression de l’accouchement, des saignements anormaux, une douleur imprévue, un rythme cardiaque du fœtus qui dévie de la normalité. Elle dispose d’un grand nombre d’indices présageant une difficulté, et l’incitant, au moindre doute, à organiser un transfert vers un hôpital dans de bonnes conditions. Pour permettre une sécurité optimale de l’accouchement à domicile, une sage-femme me confiait s’être donnée cette règle de conduite : « dès que je me pose la question du transfert, je transfère ».

En revanche, dans un hôpital, cette anticipation fine des potentielles complications n’a pas d’intérêt puisque non seulement la parturiente est déjà à proximité directe d’un bloc opératoire, mais en plus, l’accouchement est par définition considéré comme une succession de complications qu’il faut traiter par des gestes médicaux standardisés. Les femmes y sont généralement abandonnées à elles-mêmes durant une grande partie du travail, observées à distance par des machines automatiques, et délaissées à des sages-femmes débordées et interchangeables qui se limitent à des gestes techniques visant plus à optimiser l’occupation des salles d’accouchement qu’à assurer le bien-être des parturientes. Lorsque les indicateurs virent subitement au rouge, un branle-bas de combat est organisé dans les couloirs de la maternité, par lequel gynécologue, anesthésiste, pédiatre, sages-femmes et infirmières accourent pour délivrer, à grand renfort de stress et d’appareillage sophistiqué, la femme ou son bébé d’une complication fatale que personne n’avait pris la peine de devancer.

L’accouchement à domicile est aussi sûr qu’à l’hôpital

Cette différence d’approche entre la naissance à l’hôpital et à domicile permet de relativiser le mythe de l’accouchement qui dérape en quelques secondes. Les études scientifiques apportent la preuve que l’accouchement à domicile n’offre pas plus de risques qu’hôpital pour les femmes en bonne santé lorsqu’ils sont accompagnés par une sage-femme, et permettent en outre de leur éviter bon nombre d’actes médicaux inutiles et toutes les séquelles qui en découlent. Depuis décembre 2014, la plus haute autorité de la santé britannique (NICE) recommande même aux femmes à bas risque d’accoucher à domicile ou en maison de naissance plutôt qu’à l’hôpital.

Malheureusement, bon nombre de praticiens préfèrent ignorer ces études en s’accrochant aux idées reçues sur la dangerosité intrinsèque des femmes, sur leur corps défaillant et sur la versatilité inhérente à leur sexe, pour les priver de la liberté d’accoucher comme elles le souhaitent. A la rigueur des recommandations médicales, ils semblent préférer l’adage sexiste et misogyne « souvent femme varie, bien fol qui s’y fie ».

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