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  • : Le blog de irene.autour-de-la-naissance
  • : échanger des vécus, des expériences autour de la grossesse, la naissance, l'allaitement, l'accompagnement haptonomique
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3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 14:28

Voici ce que je viens d'écrire sur ma page FB:

Voici quelques dizaines d'années (comme le temps passe vite! vraiment trop vite!), un 3 décembre, je vivais la naissance de Clémence, ma (deuxième) fille chérie: ce fut un rapide et bel accouchement, qui m'a donné le déclic pour entreprendre concours et études de sage-femme!
C'était un magnifique bébé (devenu depuis une magnifique jeune femme) dont le calme paraissait prouver une belle naissance... car, chez nous, on distingue et on fête les deux : l'accouchement de la mère, la naissance de l'enfant (premier message ce matin : mon fils me souhaitant un bon anniversaire!)
Oui, sans doute par déformation professionnelle? on s'attache à différencier le vécu de la mère et celui de l'enfant et de fournir aux deux un accompagnement adapté, avant, dans le moment et pour après... Quand j'y pense, quel magnifique métier que celui de sage-femme! unique en son genre: l'obstétricien-ne s'occupe avant tout de la femme, reléguant parfois l'enfant à un statut de "mobile foetal"! le/la pédiatre s'occupe principalement de l'enfant. La sage-femme accompagne les deux depuis le début de grossesse jusqu'à la marche de l'enfant! Vivent les sages-femmes! Merci Clémence de m'avoir donné l'énergie de devenir l'une d'entre elles
 
Pour celles et ceux qui me connaissez, vous savez déjà combien je tiens à bien différencier ces deux vécus, combien j'insiste sur le fait qu'ils peuvent être très différents, combien il est important de bien les observer; les respecter, les accompagner...
 
Certaines femmes auront un vécu assez "facile" de leur accouchement, par exemple sous péridurale ce qui leur aura évité de supporter les contractions, alors que le bébé qui aura assuré les efforts en grande partie seul pourra avoir un vécu différent et qu'il exprimera à sa façon jusqu'à ce qu'il soit "entendu"
À l'inverse, une femme pourra avoir eu un vécu très difficile, douloureux presque traumatisant alors que le bébé aura traversé SON épreuve beaucoup plus facilement.
N.B je ne parle pas ici des vécus des hommes, ce n'est pas le sujet du moment mais ils demandent aussi bien une très grande vigilance et la distinction entre le vécu de l'homme-père et celui de l'homme-amant/compagnon de la femme
Et les vécus lors d'une césarienne? à relier bien sûr avec les indications même de la césarienne!
 
Un des grands intérêts de l'haptonomie c'est bien d'installer une approche distincte, humaine, empathique et personnalisée aussi bien pour la femme que pour l'enfant...et aussi pour l'homme
 
 
 
 
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21 septembre 2021 2 21 /09 /septembre /2021 21:44

La Mutuelle Nationale des Hospitaliers propose un article intéressant sur l'hapto...histoire de montrer qu'elle ne se limite pas au péri-natal!

Bienveillante, respectueuse du patient, l’haptonomie se déploie en France, en milieu hospitalier et dans les Ehpad, avec deux principaux objectifs : « Maintenir le plus possible l’autonomie du patient et permettre au soignant de retrouver du plaisir dans son travail. » Une invitation à vivre le mouvement.

 

L’haptonomie - du grec « háptô », contact, qui prend soin - peut se définir, selon Maurice Xambeu, formateur, comme : « la science du soin soignant, une approche qui se ressent, s’adapte à chaque situation ».  L’enseignant référent au Centre international de recherche et de développement en haptonomie (CIRDH), aime préciser qu’il s’agit avant tout d’être dans la perception : « Cette approche s’adapte à n’importe quelle technique avec cette préoccupation du geste, du contact qui va déterminer la qualité du soin ».

Le Néerlandais Frans Veldman a développé l’haptonomie dès les années 1940 et la kinésionomie clinique est aujourd’hui une des applications. Elle se décline pour accompagner la grossesse et prendre contact avec le bébé, mais aussi dans les soins psychiques où un contact tactile respectueux et sécurisant participe du soin. Elle peut être appliqué dans les soins généralistes.
Maurice Xambeu intervient ainsi en milieu hospitalier pour former des soignants à cette approche bienveillante, très soucieuse du bien-être du patient ; en priorité des infirmières et des aide-soignantes qui manipulent les patients au quotidien. Selon lui, la kinésionomie clinique (1) est la « façon dont chacun vit le mouvement. On n’est plus dans la manutention, mais bien dans le geste partagé. Le soignant doit inviter et être sensible à la réponse du patient, ne pas imposer le geste ».

Une approche participative
Cette approche est d’autant plus importante en Ehpad ou en soins palliatifs, lorsque les patients sont dépendants, en souffrance ou avec des troubles cognitifs. Basé à Tours, Paul Durix, masseur-kinésithérapeute, est formateur depuis quinze ans en kinésionomie clinique au CIRDH et travaille dans plusieurs Ehpad.
« J’interviens pour des projets d’établissement, pour former tout le personnel soignant sur deux à trois ans, dont des référents en interne afin de pérenniser l’approche dans le temps. Notre objectif est de proposer une gestuelle très précise, qui invite le patient à se mouvoir, que ce soit lors des soins de toilette ou de déplacement. On maintient le plus possible l’autonomie des personnes. »
Selon lui, la kinésionomie clinique permet une meilleure relation entre soignant et patient. « Le premier économise son énergie, gagne du temps et limite les facteurs de risques en termes de blessures musculaires ou vertébrales. Le second, lui, se sent respecté dans sa dignité (il n’est plus réduit à un objet) : il redécouvre ses capacités. Les manifestations de douleur, de retrait ou d’agressivité diminuent. »
Comme le souligne avec humour Maurice Xambeu, l’haptonomie est comparable à un duo de danse où « soignant et patient doivent trouver leur rythme, être à l’écoute du tempo de l’autre afin de vivre le mouvement à deux ». Pour le bénéfice de chacun.

 

Coraline Bertrand

La kinésionomie clinique est une application de l’haptonomie à tous les gestes de soin réalisés au lit du patient (hygiène, nursing, injections, rééducation, examen médical).

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 21:45

un clip très sympa qui décrit très bien notre situation

 

https://www.youtube.com/watch?v=37bpGE_zhvA&feature=share&fbclid=IwAR1GhLU_hCM5DyK555Y0hkDTCD-vb2ZTaCQ6glO1DgLNG96Q-yuAn05f7G0

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 22:23

Il a fallu que j'attende d'arriver vers la fin de ma vie professionnelle pour faire ce que je n'avais pas encore fait avant... à savoir décommander des rendez vous pris pour un accompagnement hapto pour une raison assez inhabituelle...

je m'explique:

Cette semaine, une maman m'appelle pour commencer un accompagnement hapto. le terme est pour décembre, on a le temps mais pour les raisons citées dans l'article précédent, j'essaie de trouver des rendez vous rapprochés. Je lui propose un jour mais elle me dit que ce n'est pas possible car elle a une écho...Vu le terme je m'interroge et l'interroge pour savoir de quelle écho il s'agit (trop tard pour celle du premier trimestre, trop tôt pour celle du 2ème!) est-ce une écho supplémentaire pour raisons médicales?

Alors, elle m'explique: Non, c'est une écho pas chez un médecin, c'est... pour...connaitre le sexe! Sur le coup, je lui exprime mon étonnement et mes réticences, elle m'explique que l'écho médicale est prévue en août mais qu'elle ne veut pas attendre. Je tique un peu mais  pas assez cependant puisque je lui propose alors deux rendez vous très rapprochés et avant cette fameuse écho...

C'est en y réfléchissant ensuite que je prends de plus en plus conscience que cela va à l'encontre de mon éthique et de mes valeurs et surtout du sens de l'haptonomie ...et que je finis par rappeler cette dame, annuler les rendez vous et (essayer de) lui expliquer mes positions...Je ne sais pas si elle les a bien comprises, je pense que cela ne la fera pas revenir sur ce rendez vous d'écho et comme je ne sais pas si je me fais bien comprendre ici aussi je vais essayer de mieux m'expliquer

 

LES ÉCHOGRAPHIES

La Sécurité Sociale prend en charge TROIS échographies (ou plus si indications médicales supplémentaires) les trois échos qui sont prévues pour raisons médicales justement!

l'échographie du premier trimestre

aux alentours de 12 semaines, car jusqu'à ce terme, tous les bébés (encore "embryons") grandissent de la même façon...ainsi, cette écho permettra une estimation assez précise du terme (plus ou moins trois jours quand même).

Cette écho permettra de dépister aussi des premières anomalies (clarté nucale, fermeture du canal rachidien etc...)

l'échographie du deuxième trimestre

(aux alentours de 21 semaines): elle est longue et minutieuse car elle permet d'examiner un à un tous les organes bien formés et mis en place à ce stade.Elle vérifie aussi la croissance du bébé et sa bonne vascularisation avec le placenta

l'échographie du dernier trimestre (du huitième mois)

elle vérifie la "présentation" du bébé (s'il est en siège, différentes solutions seront proposées pour envisager l'accouchement) sa croissance etc

(je simplifie, pour être brève et parce que...je ne suis pas échographiste!)

Ces examens doivent être pratiqués par des personnels formés en échographie (gynécologues obtétricien-ne-s, radiologues, sages-femmes ...) avec du matériel homologué et performant et le moins nocif pour le bébé.

Ces examens sont donc à base d'ultra sons, pas spécialement douloureux mais dont il ne faut pas abuser et qui sont quand même quelque peu "désagréables" et "invasifs "pour le bébé.

Mes collègues me disent que les "échos 3D" sont très utiles pour affiner un examen mais surtout pas à utiliser systématiquement

les échos (même parfois la première!) peuvent permettre de savoir le sexe de l'enfant (pour les parents impatients et qui ne peuvent laisser l'enfant leur en faire la surprise!) mais ce n'est pas un but en soi! L'échographiste d'ailleurs demande en général si les parents veulent savoir sinon il/elle fera son examen des organes génitaux externes en toute discrétion

Bref, en résumé:

une échographie est un acte MÉDICAL, répondant à des INDICATIONS MÉDICALES bien précises et devant être réalisé par un-e PROFESSIONNEL-LE formé-e et compétent-e... l'empathie, l'écoute, ne font pas forcément partie de la formation mais plutôt de la personne, ce sont des "valeurs ajoutées" qui devraient se retrouver normalement en tous cas, je les trouve chez les collègues que je connais qui pratiquent les échographies.

(apparté: Dans les professions médicales, comme dans d'autres professions: enseignant-e-s, garagistes, plombiers etc on trouve parfois, même si rarement, des personnes peu consciencieuses, peu respectueuses et avec lesquelles on ne se sent pas en confiance - pour mieux en reconnaitre les critères, lisons le livre de Martin Winkler "Les brutes en Blanc"- Dans ce cas, n'hésitez pas plus à changer de praticien-ne-s que de changer de garagiste!

Pour la santé l'addition PROFESSIONNEL-LE COMPÉTENT-E ET HUMAIN est indispensable et pas si difficile que ça à trouver!

 

L'HAPTONOMIE

là aussi, pour résumer:

Elle développe le bien être (le "bien naitre" pour le bébé!) chez la personne, bébé, enfant, adulte.

Elle assure la sécurité affective et en est le garant. Ainsi, autant la sécurité médicale doit être assurée, autant la sécurité affective devra l'accompagner.

Elle établit un lien affectif fort entre l'enfant et ses parents, lien qui les sécurisera dans un échange de confiance et une communication très subtile

Si un geste médical, un examen médical, doivent être réalisés (en étant indispensables à la sécurité médicale) et risquent d'être quelque peu invasifs; l'haptonomie va permettre d'accompagner la personne (adulte mais ici, bébé et même bébé in utero) pour la rassurer, lui donner sérénité et confiance.

Par exemple, j'essaie toujours de voir les couples avant l'écho du deuxième trimestre et de découvrir ensemble "les mains du coeur" pour rassurer le bébé avant et PENDANT l'examen! Certaines collègues échographistes m'ont confié (connaissant sans doute assez l'hapto?) qu'elles faisaient  l'étude approfondie lors de cette écho, écran détourné des parents, de la mère surtout, pour qu'elle ne soit pas distraite par l'écran et puisse garder un lien très fort avec son bébé! Bien sûr, ses études précises terminées, elle remontre tout et explique tout aux parents!!!

 

EN CONCLUSION

Avec ce que j'ai écrit plus haut, il apparait donc incompatible d'envisager une écho juste pour satisfaire telle ou telle curiosité ou pour voir le bébé bouger (en fait, n'essaierait il pas plutôt de fuir les ultra sons, comme font les poissons?) avec le respect et la bien traitance vis à vis de ce bébé...

et c'est encore plus incompatible si cela est fait par une personne non formée et avec du matériel pas forcément homologué! que certaines de ces officines s'appellent "écho-calins? tendresse?" ou je ne sais quoi relève du non sens et de la supercherie! Certaines de ces officines sont d'ailleurs en procès, soit par des professionnels (exercice illégal de la médecine! même si ces personnes savent souvent contourner les obligations légales) ou par des parents qui ont fini par comprendre la supercherie!

Voilà, ceci, j'ai essayé de l'expliquer brièvement à la patiente au tél mais je ne la connaissais pas, elle ne connaissait pas l'haptonomie, j'avais peu de chances de la convaincre, j'aurais peut être pu? dû? maintenir cet accompagnement pour mieux lui faire comprendre tout ceci, cela m'a paru un peu trop compliqué et aléatoire...et j'ai privilégié mes valeurs éthiques personnelles.

Je vais en faire part à la collègue qui m'avait adressé cette patiente!

J'aimerais savoir vos réactions par rapport à cela...

 

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 21:31

Me voilà enfin de retour!

J'ai pris quelques vacances et avec cette période si particulière que nous avons traversée et traversons encore, j'ai un peu de mal à retrouver mon rythme...

Je reprends en effet quelques nouveaux accompagnements "en direct" et avec les précautions d'usage, avec aussi des vacances qui se profilent pour les un-e-s et pour les autres et qui obligent à avancer le plus possible dans l'accompagnement pour pouvoir ensuite fournir le plus d'autonomie possible pour les couples...

Je précise cependant (pour un monsieur qui ne lira pas ce blog puisqu'il a renoncé à cet accompagnement car ne comprenant pas qu'il n'y ait pas un espacement régulier entre chaque séance et en attribuant la raison... mes congés...ce qui m'a, je l'avoue un petit peu agacée) que je privilégie toujours, vacances à venir ou pas, les 3 premières séances assez rapprochées (= par exemple 3 en un mois), pour rentrer au mieux et le plus vite possible en hapto et ensuite, selon le terme prévu, on peut espacer les séances d'un mois parfois...

Avec les enfants, je maintiens et privilégie les séances en visio.

Bien sûr, je regrette le plaisir de les voir "en vrai" mais j'y trouve malgré tout plusieurs aspects positifs:

pour moi, étant "empêchée" de prendre l'enfant (et de faire à la place... des parents!) j'apprends à mieux observer, expliquer, rester à ma place et laisser faire les parents...

et puis, surtout, les enfants sont dans leur cadre habituel! Dans ces conditions, d'ailleurs, je peux prévoir de les voir en début de soirée, ce que je ne préfère pas proposer chez moi, car ils/elles viennent alors à la fin d'une journée fatigante pour eux/elles dans un lieu où ils ne sont pas forcément à l'aise... A leur domicile, les solutions pour les apaiser sont plus évidentes et faciles à trouver... et parfois, le chien ou le chat de la famille, ou bien sûr, un ainé éventuel, s'invite dans l'environnement de l'enfant et ses réactions sont intéressantes aussi...

Aller, par écran interposé, au domicile des parents m'a permis cette semaine de vivre en direct ce dont j'avais connaissance par lectures ou témoignages sans l'avoir constaté moi même (la maman m'a affirmé que si elle était venue ici avec son bébé, ça se serait passé ici car elle le fait aussi à l'extérieur):

Il s'agit de l'HNI ou Hygiène Naturelle Infantile: méthode pratiquée par de nombreux parents dans le monde (et quasi indispensable quand on a peu accès à des couches!) qui consiste à une observation attentive de son enfants pour anticiper son besoin d'uriner ou d'aller à la selle!

Cette maman pratique cela depuis que son enfant a 3 semaines, il a 4 mois maintenant et depuis, il n'y a pas eu de couches salies!!! si cet aspect est certes appréciable, ce n'est pas le plus important car l'intérêt principal réside selon moi dans la compréhension, la complicité qui s'installe entre l'enfant et son parent! J'avoue avoir été très impressionnée, encore plus quand la maman m' a dit que son conjoint, assez septique au début s'y mettait lui aussi avec succès!

Cette maman ayant gentiment accepté d'écrire sur cette expérience, j'attends avec impatience de  lire son témoignage. Je la remercie d'avance

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 14:36

Je vous le redirai mais je vous annonce dès maintenant que mes interventions auprès des étudiant-e-s en Puériculture auront lieu

 

LE MARDI 31 MARS DE 9H30 à 12H30

LE VENDREDI 3 AVRIL DE 9H30 à 12H30

(je suis la première désolée à ne pas avoir un créneau l'après midi!)

Vous connaissez le principe pour la plupart d'entre vous:

- vous êtes en fin de grossesse

- vous avez déjà votre enfant, de quelques semaines ou mois ou plus d'un an 

Vous venez témoigner de votre vécu de l'haptonomie. Les enfants, eux, témoignent d'eux mêmes, pour le plus grand bonheur des étudiant-e-s qui y trouvent la concrétisation de ce que j'essaie de leur expliquer!

 

N'hésitez pas à participer (si possible en me prévenant en amont)

 

En vacances, je prépare mon intervention pour la semaine prochaine, sur les Enfants...de Palestine, cette fois ci (et ce sera un chapitre de mon prochain livre!)

Pour celles et ceux qui sont en vacances, je vous souhaite du repos, du soleil et de bons moments en famille

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 00:09

Je réfléchis à cette question quand les parents  viennent me voir pour un deuxième, un troisième (et même dernièrement  un quatrième!) accompagnement en haptonomie et je suis toujours ravie de les revoir pour une deuxième, troisième ou quatrième grossesse!...

Mais pourquoi reviennent ils? ils me donnent la réponse eux mêmes:

"Quand on voit ce que cela nous a apporté mais surtout tout ce que cela a apporté à notre enfant, combien il est bien dans sa peau, ouvert au monde, on a envie de faire le même cadeau à cet autre bébé"

Oui, ils ont tout compris, l'hapto, c'est un cadeau POUR LA VIE, que vous faites à votre enfant: le bien être que vous semez en lui dans sa vie intra utérine, il en aura les bénéfices pour toujours...

Bien sûr, avec les parents qui ont déjà reçu un accompagnement, on révise un peu, on revoit ce qui a été oublié et surtout on approfondit, on découvre des aspects qu'on avait pas encore vraiment perçus...Mais le plus important, et c'est pour cela qu'il faut faire un accompagnement, c'est que pour ce nouveau bébé, il découvre, avec avidité, à sa façon, pas forcément comme l'a fait son frère ou sa sœur avant lui, il construit sa personnalité, et ses parents comprennent déjà qu'il est différent de ses ainés et comme l'hapto est un lien qui se tisse dans l'échange et la réciprocité, cet accompagnement sera unique et irremplaçable...

 

Par ailleurs, il m'arrive de rencontrer des gens, chez des ami-e-s, dans une réunion ou dans un contexte différent du milieu professionnel, quelqu'un qui vient vers moi et me surprend en me reconnaissant et en me disant que, "oui, on se connait,  vous nous avez accompagnés voici dix ans, douze ans...pour notre enfant..." Je suis heureusement surprise qu'ils me reconnaissent (bon, je n'ai pas trop vieilli!) confuse que moi, je ne les reconnaisse pas et contente finalement quand ils me disent que ce furent des moments super, qu'ils en gardent un merveilleux souvenir...

...Mais parfois, ils ajoutent une petite phrase qui me donne à penser que, à l'époque, je n'ai pas bien su leur faire comprendre la réelle importance de l'hapto...Ainsi cette maman, rencontre fortuite et improbable voici quelques jours, toute contente de me retrouver et qui me raconte tout ce qu'elle a vécu avec l'hapto et surtout les effets encore positifs qu'on peut trouver chez son fils d'une douzaine d'années...mais elle finit par ajouter qu'elle en a eu un deuxième ensuite et que pour cette deuxième grossesse, elle a voulu essayer autre chose et elle a fait...de la sophro! ... et je ne sais trop quoi lui dire! Comment lui dire que la sophro c'est pour ELLE, que cela l'a (peut être? même pas sûr!) aidée pour son accouchement mais qu'en aucun cas ça n'a profité à son bébé (au mieux, il a pu profiter de sentir sa mère plus détendue?) ! Rappelons d'ailleurs que sophro et hapto ne sont pas vraiment compatibles, la sophro étant une activité mentale (tout à fait respectable en soi, là n'est pas le problème!) où la mère se recentre sur elle même, en se coupant pour cela du monde extérieur y compris en fait de son bébé. Cela peut convenir et faire du bien à la mère c'est indéniable mais n'a rien à voir avec la construction d'un lien, à trois avec le père, l'ouverture au monde et la création d'une affectivité fondée sur la relation que propose l'hapto...

La maman a d'ailleurs vite évacué ce sujet, sentant confusément sans doute la différence qu'il y avait mais moi, je me suis dit qu'à l'époque, j'avais sans doute quelque peu échoué à lui faire comprendre la spécificité de l'hapto et même de sa magie...Pas totalement car elle était quand même plus enthousiaste à me parler de sa première grossesse et des effets sur son enfant...

Mais j'espère être plus explicite maintenant, ne serait ce que par ce texte!

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30 novembre 2019 6 30 /11 /novembre /2019 21:34

Non, en fait, c'est plutôt de Palestine que je suis rentrée, où j'ai constaté une fois de plus avec horreur les conditions de soins, ou plutôt d'absences de soins! que connait la population là-bas en général mais bien sûr encore plus les femmes enceintes (parfois prêtes à accoucher mais bloquées (volontairement) à des check- points: elles en meurent parfois et les nouveaux-nés encore plus souvent...)

Le suivi sanitaire dans les camps de réfugié-e-s (camps qui existent depuis plus de 70 ans, ne devaient être que provisoires puisque le "droit au retour" devait être assuré mais il ne l'est toujours pas, la population s'est agrandie à l'intérieur des camps mais pas leurs surfaces...) est dramatique. Les enfants sont les premières victimes de ces conditions inhumaines et dans certains cas (un  camp à Bethléem, pas loin de...l'église de la Nativité: ils reçoivent sans arrêt des grenades lacrymogènes: c'est le lieu le plus gazé au monde!) des malformations physiques et/ou des troubles psychiques sont à déplorer...Mais les familles font face, avec courage et détermination, avec solidarité aussi: des associations se créent et avec de pauvres moyens, ils arrivent à faire de grandes choses admirables: leurs créativités, leurs réactivités, leur amour de la vie, des enfants, leurs forces mentales et morales me bouleversent toujours.

 

Quant au Brésil, je n'y suis allée que quelques heures et en vérité virtuellement puisque je n'ai fait que rencontrer, comme les années précédentes, une trentaine de professionnel-le-s de la Santé du Brésil en "séjour" à l’École de Puériculture:

Un grand Merci à Héléna qui vient régulièrement: elle est venue avec sa fille ainée puis avec le nouveau Bébé dans son giron et cette fois ci avec ce Bébé de 4 mois, tellement éveillée, tellement intéressée et intéressante que mes beaux discours ne présentaient guère d'intérêt en sa présence! Il faut dire que mes discours passaient par une interprète alors que son éveil et son énergie n'avaient besoin d'aucune traduction!

Merci à toutes deux: ce fut encore une fois une grande aventure!

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26 août 2019 1 26 /08 /août /2019 18:31

L'été tire à sa fin ainsi que les vacances pour beaucoup d'entre nous: J'espère que tout se passe bien pour vous...

Mais se profilent à l'horizon une entrée en maternelle pour certains aînés (et même en CP pour de plus grand-e-s et même...mais là, le temps passe vraiment trop vite!) et une reprise du travail pour certaines mamans en fin de congé de maternité ou enseignantes et donc une entrée en crèche ou en MAM ou chez une assistante maternelle pour leurs bébés... et là certaines appréhensions surgissent, tourmentant plus souvent les parents que les enfants d'ailleurs, ou induisant chez ces derniers les inquiétudes qu'ils perçoivent chez leurs parents...

Maintenant l'entrée en crèche, ou en MAM ou chez une ass.mat. donne lieu à une période d'adaptation dont les principes doivent être bien respectés.

N'oublions pas aussi que l'enfant hapto est en général serein et ouvert sur le monde et que le congé de maternité est un moment propice pour déjà le laisser commencer à le séparer de sa mère et aller vers les autres...Pendant son absence, sa mère peut lui confier foulard ou T-shirt imprégné de son odeur...

Si c'est la maman qui est la plus angoissée des deux parents, il est sans doute préférable, si c'est possible, que ce soit le père qui accompagne l'enfant dans son mode de garde et aille le chercher dans un premier temps.

Il peut être normal que les premières fois soient difficiles mais tout devrait vite rentrer dans l'ordre, (comme ces enfants qui pleurent, voire hurlent quand leurs mères les déposent en Petite section, la mère repart le ventre tordu d'angoisse, alors que les pleurs s'arrêtent dès u'elle a franchi la barrière) le maître-mot étant CONFIANCE (et patience!) Un petit traitement homéopathique peut aussi aider ou "Rescue" ou plus précisément, l'élixir floral adapté à la peur de l'abandon (le parent comme l'enfant!)

Pour les mères qui allaitent: soit elles peuvent tirer leur lait sur leur lieu de travail soit elles ont arrêté les tétées dans la journée, ce qui n'empêche pas les tétées de retrouvailles, abondantes et réparatrices, de fin de journée et les tétées, plusieurs fois par jour les jours de congés.

Oui, les congés de maternité sont trop courts (nous sommes un des plus mauvais pays d'Europe en ce domaine) et ce n'est pas avec l'Assemblée actuelle et avec les mesures anti sociales que nous subissons que cela va s'arranger! La séparation s'impose donc très tôt entre la mère et l'enfant... En attendant que les choses changent (= que nous les fassions changer!) prenons cela comme un pas vers l'autonomie pour ce tout petit et entourons le de confiance, de bienveillance et de sérénité

Bonne rentrée à toutes et tous 

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 14:33

Bien sûr, nous nous intéresserons surtout aux pleurs du bébé (nourrisson, petit enfant) ...mais il peut y avoir aussi les pleurs de la femme enceinte, de la jeune accouchée, de la maman épuisée, angoissée etc qui méritent la plus grande attention, la plus grande compréhension

Les Pleurs de l'enfant sont un thème très souvent abordé lors des consultations...ou de messages ou coups de fil clignotant comme des signaux de détresse et créant souvent une grande perturbation au niveau de la famille! ...Surtout quand l'aîné(e) ne pleurait pas ou très peu, quand le frère jumeau ne pleure pas lui...

Les parents (les mères surtout?) sont en grand désarroi: impuissance devant ces pleurs qu'on n'arrive pas à comprendre ni à calmer, culpabilité parfois, et surtout épuisement, fatigue, découragement...

Ne pas oublier que :

les pleurs sont souvent le principal mode d'expression d'un bébé  et qu'il en a besoin

les bébés sont des "éponges" qui peuvent se charger d'exprimer des douleurs ou des chagrins refoulés par un des parents..

Rentrant de ma formation homéopathique, je peux dire qu'il est certain qu'un traitement homéopathique peut aider mais il n'est pas le seul et parfois il n'est pas suffisant

Il faut avant tout se poser un certain nombre de questions:

"il pleure tout le temps": est ce vraiment le cas? le mieux c'est de faire une "horloge des pleurs" sur 24h (et sur plusieurs jours!) cela permettra de réaliser qu'il y a quand même pas mal de périodes sans pleurs (se demander à quel moment? dans quelles conditions?) et qu'il faut savoir en profiter

Comment le bébé pleure-t-il?

type de cri? douleur? début? fin? paroxysme? au cours du sommeil: endormissement? en dormant? au réveil?

Quels horaires?

par rapport à la pendule? à l'alimentation? à un évènement récurrent?

Depuis quand?

changement alimentaire? apparition d'un reflux (diagnostic très répandu en ce moment, pas toujours fondé et qui a parfois bon dos!)? suite de maladie? de changement de mode de garde? de déménagement? dépaysement? souci dans la famille? au travail?

Signes d'accompagnement:

digestifs? gaz? rôts? reflux? selles?...

comportementaux: colère? besoin de compagnie?

signes inflammatoires? salivation? spasmes? teint? tonus?

Qu'est ce qui le calme? qu'est ce qui aggrave les pleurs?

Sa nature, son comportement, sa constitution, ses antécédents (naissance, vie prénatale etc) seront bien sûr très utiles en homéo

Avoir répondu à ces questions (et d'autres) facilitera  la consultation homéopathique (ou pédiatrique) mais l'intérêt principal est sans doute que, répondre à ces questions prouvera à l'enfant que vous cherchez vraiment à savoir ce qu'il cherche à vous faire comprendre et il vous en sera très reconnaissant! Si! Si! je vous assure!

il a le droit de savoir dès que possible qu'il n'a pas des parents "parfaits"  et qui savent tout et ont toutes les réponses (ouf! c'est rassurant! rien de pire sans doute de se retrouver avec des parents parfaits, infaillibles etc...car quand arrive le moment où leur piédestal commence à s'effriter...) Vous avez le droit de ne pas le comprendre: vous pouvez lui dire, simplement, humblement...vous pouvez aussi lui dire que vous même étant très fatigué-e/ énervé-e/ épuisé-e/ contrarié-e/ dépassé-e/ vous êtes moins à même de le comprendre et que vous préférez aller souffler 5 minutes au calme dans votre chambre ou en faisant un tour dehors et vous le confiez à l'autre parent plus détendu à ce moment là, à la grand mère ou à l'ami/ voisin de passage ... (c'est parfois valable aussi pour chercher une solution pour le confier une nuit complète, histoire de bien récupérer) et s'il ne pleure pas (ou moins) avec la grand mère, le parrain, la voisine etc ce n'est pas parce que vous êtes un mauvais parent, c'est simplement parce que c'est vous l'interlocuteur privilégié qu'il a choisi!! Flatteur, non?

 

Est -il besoin de redire que s'il faut éviter de laisser un bébé pleurer, il ne faut pas sur-dramatiser en paniquant parce qu'on ne trouve pas la solution et qu'il faut, bien évidemment éviter de le "secouer"... J'ajoute cela car une maman vient de me dire que c'était quasiment le seul et dernier conseil qu'elle avait reçu avant de quitter la maternité, venant en plus d'un-e soignant-e qui ne transpirait pas la compréhension et la bienveillance! Avec ce seul conseil, en effet, on est bien équipé!!!

Espérons que les renseignements ci dessus seront d'une meilleure aide et ayons recours à l'homéopathie si besoin...L'haptonomie aussi est très précieuse pour aider parent et enfant à se remettre chacun-e dans sa base...

A suivre: la question du sommeil? de l'alimentation?

 

 

 

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