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  • : Le blog de irene.autour-de-la-naissance
  • : échanger des vécus, des expériences autour de la grossesse, la naissance, l'allaitement, l'accompagnement haptonomique
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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 15:04


La Grande Tétée (GTT) aura lieu le dimanche 12 octobre 2014! A Rouen, SOS allaitement 76 l'organise au kiosque du jardin des plantes rive gauche. Nous vous préparons un tirage au sort pour le jour J; les lots arrivent, et ils sont beaux! Vous en saurez plus bientôt...
Nous aurons besoin de bras vigoureux et joyeux pour transporter tables et chaises de l'orangeraie au kiosque.

La permanence au Belvédère reprend; nous assurons donc, les mois fastes, 6 permanences allaitement (maternage et papotage!) et 2 ateliers portage (spécifique écharpe sergé croisé, et divers portages). Envie de vous lancer dans du bénévolat? Faites signe!

Quatre nouveaux partenariats voient le jour:
- avec ECO-BEBE qui vous offre 20% sur tout son site, hors promotion en cours.
- avec GOOD GOÛT
qui nous a offert des bons de réduction pour ses produits.
- avec KADOLIS qui nous a offert un manduca-sling que vous pourrez découvrir et manipuler lors de l'atelier "portages physiologiques" à la clinique Mathilde.
- avec BELLY ARMOR qui nous a offert un plaid et un tablier d'allaitement anti-ondes; à voir sous peu sur nos permanences allaitement.

Vous retrouverez l'ensemble de nos partenaires et leurs offres sur cette page de notre site.

Nouveaux dans notre bibliothèque:

* Le portage en écharpe, Anne DEBLOIS
* Grandir Autrement n° 46 "Soigner ses enfants en famille."

* Peps N°8 "30 millions d’amis. La place des animaux dans nos familles."

DVD :

* Le premier cri, notre histoire à tous.

CD :

* Calme et attentif comme une grenouille : la méditation pour les enfants… avec leurs parents (+ CD audio).


 


Enfin, vous trouverez ci-dessous, comme à l'accoutumée, divers liens partagés via facebook.

Bonnes lectures!

Pour l'équipe de SOS allaitement 76,
la présidente,
     Claire Fouquet



     GROSSESSE ET NAISSANCE
* "Bébé amour", guide pour la future maman mal ou non-voyante.
* « Il y a deux siècles, je serais morte en couches ». Vraiment ?
* L’haptonomie pour se préparer à l’accouchement : juste magique!



     ALLAITEMENT
* Le bébé allaité a t'il besoin d'eau pendant l'été?
* 30 célébrités qui allaitent/ ont allaité.
* Des fiches pratiques pour faciliter l'allaitement lors de la reprise du travail.
* Allaitement: les bienfaits persisteraient durant plusieurs années.




     EDUCATION NON-VIOLENTE
* J'ai choisi de dire oui.
* Papa, Maman...
* Le yoga en classe de maternelle et à la maison (Pomme d'api)


        AUTRES
* Sécurité, sommeil de Bébé et partage du lit: les aspects méconnus.
* L'autre versant de la maternité.
* Histoires de sages-femmes...Histoires de blogs...



Le site de SOS allaitement 76

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 12:11

la césarienne "pour convenance" (de la femme, du couple...de l'obstétricien! ) n'est pas encore répandue ici mais le déclenchement "pour convenance" se "vend" plutôt pas mal...et pourtant...

 

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/04/01/17871-mieux-vaut-ne-pas-declencher-laccouchement-sans-raison

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 00:28
Statut
De SupersParents.com
Une petite piqure de rappel ne fais jamais de mal !!

Papa, maman, est-ce que tu aimes les fessées, les tapettes sur les doigts, les tirages de cheveux ou d’oreilles, les douches froides (souviens-toi…) ? … moi non plus…
au-delà de l’autorité abusive, au-delà de la violence physique, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce que tu aimes que l’on décharge son stress sur toi ? … moi non plus…
au delà des mots qui sont des blessures, au-delà des cris, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce que tu aimes que l’on écorche ton âme, ta personnalité en te comparant à d’autres, en te dévalorisant, en t’humiliant, en se moquant de toi, en te méprisant, en te catégorisant « il est… », en t’ignorant, en te jugeant, en t’insultant ? … moi non plus…
au delà de la violence verbale, au-delà de l’effondrement de ma confiance, au-delà de l’immense culpabilité que je ressens, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce tu aimes que l’on te force à rester attaché dans le transat ? que l’on te force à ne pas bouger à table ? que l’on te force à faire tes nuits alors que tu n’es pas prêt ? que l’on te force à dormir alors que tu n’as pas sommeil ? que l’on te force à manger même si tu n’as plus faim ? que l’on te force à manger même si cela n’est pas à ton goût ? que l’on te force à rester sur le pot pendant des heures ? que l’on te force à aller au lit sans manger ?
etc… moi non plus…
au-delà du sentiment de pouvoir de l’adulte sur l’enfant, c’est tout mon
être qui pleure.

Papa, maman, est-ce tu aimes que l’on abîme ton corps ? … moi non plus…
au-delà du traumatisme physique et psychique, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce que tu aimes que l’on te laisse pleurer et que l’on ne vienne pas te consoler, que l’on ne vienne pas te rassurer, que l’on ne vienne pas te dire des mots doux pour te faire aller mieux, que l’on ne respecte pas tes colères, tes émotions ? … moi non plus…
au-delà de la brutale ignorance, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce que tu aimes que l’on te laisse seul devant la télévision alors que toutes ces images me rendent sage d’apparence mais silencieusement fou à l’intérieur ? … moi non
plus…
au-delà du stress et des agressions visuelles, c’est tout mon être qui pleure.

Papa, maman, est-ce que tu aimes que l’on te fasse du chantage, que ton collègue te dise « je vais te montrer qui commande ici », que l’on t’injurie dès la plus petite maladresse, erreur ? … moi non plus…
au-delà du mépris que tu as envers moi, pardon papa, maman : je
suis une personne, pas une chose soumise et c’est tout mon être qui pleure.

J’ai besoin d’un protecteur, pas d’un dresseur de fauves.

J’ai besoin d’un parent, pas d’une autruche qui ne m’accepte pas tel que je suis (besoins, colères, émotions, ma personne, mes rythmes, mon développement, mon corps, ma personnalité, mon âme… : je ne suis pas ton objet… j’ai besoin de respect).

J’ai besoin de règles et de consignes, pas d’un tyran.

Papa, maman, montre-moi, je t’imiterai.

Papa, maman, parle-moi, informe-moi, je comprendrai.

Papa, maman, mets-toi à ma place et « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas que l’on te fasse. »

(Source : NIDO MONTESSORI)
Un très beau texte à méditer, à appliquer, à partager...
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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 23:48

Des lectures formidables dans des blogs nettement plus fournis et intéressants que celui-ci

Merci et Bravo à toutes mes collègues!

 

 

 

Bon voyage dans tous ces blogs

sans oublier mon préféré

"Liberté, Egalité, Maternité" http://liberteegalitematernite.com/2014/09/09/les-sauvages-et-le-docteur/

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 16:32

Je viens de prendre connaissance d'un article et d'un blog qui peuvent vous intéresser:

 

http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2014/09/09/il-y-a-deux-siecles-je-serais-morte-en-couches-vraiment/

 

d'autres nouvelles à suivre!...eh! oui! c'est la rentrée!

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 01:09

des parents m'ont parlé de leur expérience intéressante par rapport à la diversification de l'alimentation et la maman vient de m'envoyer le site qui donne toutes les informations à ce sujet.

je vous le transmets au plus vite sans avoir eu le temps d'y aller car je veux le faire avant de ...partir en vacances!

Bonne lecture et n'hésitez pas à commenter!


comme convenu, je vous transmet l'adresse du site de référence pour la DME: c'est clair complet et en français!
http://www.borstvoeding.com/voedselintroductie/blw/frans.html

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 23:20

voici un communiqué envoyé par mon amie Véronique, sage-femme...

Je connais et apprécie aussi Jacqueline de Lavillonière:elle saura super bien défendre la cause des femmes et des sages-femmes...

 

 

Bonjour à tous,

Depuis 2001, les sages-femmes pratiquant les accouchements à domicile ont les plus grandes difficultés pour accéder à une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant l’ensemble de leur exercice, alors même que la pratique de l'accouchement à domicile est parfaitement légale, prise en charge par la sécurité sociale, et qu'il est interdit d'exercer sans assurance (le gouvernement a d'ailleurs rappelé, l'été dernier, au conseil national de l'ordre des sages-femmes cette obligation d'assurance). 

Malgré de nombreuses démarches, les tarifs proposés par l’intermédiaire du Bureau Central de Tarification (B.C.T.) restent totalement disproportionnés par rapport aux revenus des sages-femmes (les primes demandées sont de plus de 20000€ annuels, pour un revenu annuel moyen de moins de 25000€ pour une sage-femme libérale).

Après une étude approfondie de la situation avec un avocat (débutée dès septembre 2013), il a été décidé d'engager une procédure de recours contre le BCT. Cette démarche a été impulsée par l'ANSFL (Association Nationale des  Sages-Femmes Libérales) et l'UNSSF (Union Nationale et Syndicale des Sages-Femmes) qui apportent les premiers fonds pour financer cette action. 

Nous avons choisi Jacqueline LAVILLONNIERE pour porter ce dossier.

Cette sage-femme, reconnue par ses pairs, engagée dans la défense et la promotion de la profession, pratiquant l’accouchement à domicile depuis plus de quarante ans, experte auprès de la Haute Autorité de Santé, Chevalier de la Légion d’Honneur, nous apparaît comme la représentante la plus légitime de ce dossier.

Ce combat pour l’assurance est autant celui des femmes et de leur liberté de choix que celui des sages-femmes et de leur liberté d’exercice.

Les procédures  juridiques sont coûteuses. Une souscription est ouverte à tous ceux et celles qui veulent soutenir cette démarche.
Pour y participer nous vous invitons à suivre ce lien : www.lepotcommun.fr/pot/70u3kyuf  Toute somme, même modique sera la bienvenue.


Merci de nous aider dans cette action Et puis, que vous participiez ou pas, n'hésitez pas à partager ce message...

Bel été à tous!

Véronique GOULET
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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 16:08

Un beau texte pour faire réfléchir sur l'allaitement, nos pratiques, nos idées reçues

 

Les contrastes culturels en matière de parentalité et d’allaitement.

L’allaitement maternel dans les terres de Gengis Khan.

Traduction de Charlotte Yonge et de Lysiane De Ruth Kamnitzer

En Mongolie, un dicton local dit que les champions de lutte sont allaités au sein pendant au moins 6 ans. Une référence qui en dit long dans un pays où la lutte est le sport national ! Je suis partie vivre en Mongolie lorsque mon premier enfant n’avait que 4 mois, et j’y ai vécu jusqu’à ses 3 ans. Élever mon fils ses premières années de vie dans un environnement où les regards sur l’allaitement maternel sont radicalement différents des normes dominantes en Amérique du Nord, m’a ouvert les yeux sur une vision totalement différente de celle que j’aurais pu avoir chez moi. Non seulement les Mongols allaitent longtemps, mais ils le font avec plus d’enthousiasme et moins d’inhibition que quiconque d’autre au monde que j’ai rencontré. En Mongolie, le lait maternel n’est pas seulement pour les bébés. Le lait de mère n’est pas seulement une question de nutrition et ce n’est certainement pas un sujet tabou! Après tout, c’est ce dont est fait Gengis Khan.

Comme beaucoup de jeunes mamans, je n’ai pas beaucoup réfléchi à l’allaitement avant d’avoir un enfant. Mais quelques minutes après que mon fils Callum pointa le bout de son nez, il s’accrocha à mes seins et sembla par la suite être déterminé à ce que ça n’arrête jamais. J’ai eu de la chance parce que l’allaitement maternel a démarré facilement pour moi. Je n’ai jamais eu de crevasses, et rarement les seins engorgés. Mais dans ma tête, les choses n’étaient pas aussi simples. Autant j’aimais mon bébé, et valorisais le lien de l’allaitement maternel, autant par moment, je le trouvais pesant. Je n’ai pas été préparé à l’ampleur de mon amour pour lui, ou à l’intensité de son besoin pour moi et moi seule, et de mon lait. « Ne le laissez pas faire de vous une tototte humaine ! » m’avait avertie une infirmière canadienne à peine quelques jours après la naissance de mon fils alors qu’il tétait des heures d’affilée. Mais alors que je parcourais toutes les raisons possibles de ses pleurs…Gaz, couches mouillées, sous-stimulation, sur-stimulation? Je finissais généralement par donner le sein à nouveau, je me demandais si j’agissais au mieux et je me mettais constamment en doute. Puis, j’ai déménagé loin du Canada, en Mongolie, où mon mari faisait une étude sur la faune. Là-bas, les bébés sont constamment enveloppés dans d’épaisses couvertures, ficelés comme des paquets qu’on aimerait ne pas voir tomber en morceaux si on les envoyait par la poste. Quand le paquet murmure, on lui met le sein dans la bouche. Les bébés ne sont pas changés très souvent, on ne les fait jamais roter, leurs mains ne sont pas disponibles pour attraper un hochet et on ne les met jamais à plat ventre. Ils restent enveloppés pendant au moins 3 mois et chaque fois qu’ils font un bruit, ils sont mis au sein. Ce fut très intéressant pour moi !

A l’âge de 3 mois, les bébés canadiens ont déjà une vie sociale. Certains prennent des cours de natation, d’autres apprennent même à s’auto-apaiser. J’avais supposé qu’il y avait de nombreuses raisons aux pleurs des bébés et que mon rôle était de les comprendre et de leur trouver une solution mais en Mongolie il n y a qu’une seule solution: le sein. Alors j’ai fait pareil!

Au Canada, une certaine mystique entoure encore l’allaitement mais, en réalité, on n’y est tout simplement pas habitué ! L’allaitement se passe à la maison, dans des groupes de mères, parfois dans des cafés mais on le voit rarement en public et nous n’avons pas le souvenir d’avoir été allaités nous-mêmes. Cet acte privé entre la mère et l’enfant est, le plus souvent, accueilli par un silence et un regard détourné. Comme les regards envers les démonstrations publiques d’amour de couples. Ce n’est pas vraiment tabou, juste un peu troublant et poliment ignoré. Puis lorsque l’angélique nouveau-né devient, lui-même un bambin, avec l’intention précise de faire voir exactement ce qu’il fait, et comment, alors les regards sont détournés un peu plus rapidement, et parfois même sous des sourcils froncés.

En Mongolie, quand on allaite, on n’est pas envoyé vers les toilettes publiques ou les « salles de repos pour femmes » mais on est en plein milieu de la scène. La pratique des Mongols est d’allaiter partout, n’importe où, à n’importe quel moment. Ce fait, couplé avec le fait que les Mongols vivent en grande proximité entre familles fait qu’à peu près tout le monde est familier avec la vision des seins « fonctionnels ». En Mongolie, tout le monde était heureux de voir que j’allaitais à leur façon (ce qui est bien sûr, la bonne façon de s’y prendre!)

Quand j’allaitais au jardin public, les grands-mères me régalaient avec les anecdotes des douzaines d’enfants qu’elles avaient allaités. Quand j’allaitais dans les taxis, les chauffeurs me jetaient un regard complice, en levant leur pouce et m’assuraient que mon fils allait bien grandir, et être un bon lutteur. Quand je faisais le marché, avec mon fils scotché au sein, les vendeurs me faisaient de la place à leur stand et encourageaient Callum à boire bien et beaucoup! Au lieu de détourner leurs regards, les gens se penchaient en avant, tout près de mon fils qui tétait pour lui donner un bisou sur la joue! Si jamais Callum lâchait le sein en réponse, et que mon lait jaillissait en plein milieu d’une éjection, personne ne manifestait le moindre signe de gêne. Simplement ils essuyaient leur nez, et riait de satisfaction pour mon fils, visiblement bien nourri ! Depuis les 4 mois de mon fils, jusqu’à ses 3 ans, que j’aille n’importe où, j’entendais le même discours : « L’allaitement maternel est le meilleur aliment pour votre fils et la meilleure chose pour vous. ». L’approbation permanente, constante, m’a fait sentir que je faisais une chose très importante, qui comptait pour tout le monde. Exactement le genre d’applaudissements publics dont chaque jeune mère a besoin.

Quand Callum a eu 2 ans, j’ai pris conscience de l’étendue de l’utilité de l’allaitement maternel. Rien n’endort un enfant aussi rapidement, ni ne rompt l’ennui des longs voyages ou du temps passé dans les files d’attentes, ni ne calme une tempête de frustration aussi vite qu’un peu de lait chaud de maman. L’allaitement maternel est l’outil de parentalité le plus efficace et, à l’âge de 2 ans, j’avais l’impression que je l’utilisais a sa pleine puissance mais les Mongols, l’utilisent a un niveau bien supérieur.
Pendant les rudes hivers, enfermés dans les Yourtes pour éviter le froid glacial, j’ai passé de longues heures, avec ma copine Tsetsgee. Ce fut une expérience très riche pour moi car cela m’a fait comprendre que la parentalité varie en fonction de la culture, mais la biologie reste la même. Dès le début d’un désaccord entre nos bambins, au sujet de jouet ou autre chose, ma première réaction en tant que Canadienne, était de ramener la paix en distrayant Callum, mon fils, avec un autre jouet, tout en expliquant les principes de partage. Cette technique prend du temps, nécessite un effort, et son taux de réussite n’est que de 50%. Lors des tentatives ratées Callum à l’âge de 2 ans, ne comprenant pas les principes de partage, se mettait très en colère. Sa frustration se manifestant par des hurlements et des efforts pour se libérer de mes bras. Alors, je le prenais dans mes bras, le berçais et lui proposais le sein. Tsetsgee, elle, avait une approche typiquement Mongole : dès le premier murmure de mécontentement, elle soulevait son T-shirt, et commençait à balancer ses seins avec enthousiasme en appelant son fils, « viens vers maman mon chéri, regarde mon amour! Regarde ce que maman a pour toi ! ». Alors son fils regardait droit vers ses aréoles comme une cible, et systématiquement quittait la scène de désaccord et trottinait vers elle. Son taux de réussite était de 100%.

Époustouflée par son taux de réussite, j’ai appliqué la même méthode! Voilà, nous étions deux jeunes mères, agitant nos seins comme deux strip-teaseuses en compétition, tentant de gagner la faveur d’un client ! Si les grand-mères étaient présentes, elles entraient dans la compétition. Les pauvres bambins ne savaient pas quelle paire de seins choisir : la plénitude et la douceur des seins de leur propre maman ou les vieux gants de toilette de leur grand-mère adorée qui tentaient de gagner la reconnaissance et l’appréciation de leurs petits-enfants ? Quelquefois, les grands-pères essayaient de rentrer dans la compétition en pinçant dans leur main, leurs faibles masses de graisses, enviant les seins des femmes pour leur efficacité. Je ne peux même pas imaginer une seconde, les mères des réunions LLL osant les mêmes techniques de négociation de paix avec leurs enfants.

Lors des cours de préparation à la naissance que j’ai suivie dans la petite ville du Canada, où Callum est né, l’allaitement avait été présenté par le biais d’une vidéo montrant une Suédoise particulièrement sportive, allaitant son bambin au milieu de sa journée de ski. Les futures mamans ont été très secouées. Bien sûr, allaiter un bébé c’est bien, mais quand ils marchent, et parlent, hors de question ! C’était la réaction du groupe, mais moi, je ne savais pas trop en penser. Je fus surprise à mon tour quand, un jour, une de mes jeunes amies Mongole m’a dit qu’elle avait tétée jusqu’à l’âge de 9 ans. J’étais sidérée ! Au départ, j’ai pris ça pour une blague. Plus tard, mon fils s’est sevré peu après ses 4 ans. Rétrospectivement, donc, je me trouve un peu dans l’embarras du fait que j’ai été incrédule à l’époque. Bien que 9 ans soit un âge bien avancé pour téter sa mère même sur une échelle mongole, ce n’est pas un cas unique ou exagéré sur une échelle planétaire. Bien que le thème du sevrage naturel, entamé par l’enfant, ne soit pas un sujet facile à aborder avec les Mongols à cause de la barrière de la langue, il semble que ce soit la norme en Mongolie. Je n’ai jamais rencontré une maman qui allaitait en «tandem » ou qui pratiquait le « co-allaitement », ce qui m’avait surpris à l’époque, mais il faut dire que les naissances sont bien espacées. La majorité des enfants se sèvrent entre 2 et 4 ans (voir note 1).

En 2005, selon UNICEF, 82% des enfants en Mongolie tétaient toujours à l’âge de 12 et 15 mois et 65% tétaient encore à 20 et 23 mois. Typiquement, le dernier-né, sans nouvelle grossesse, continue de téter sans limite d’âge. Voilà ce qui explique donc l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de 9 ans de mon amie Mongole. Si on croit à la sagesse des Mongols, la durée de l’allaitement maternel est directement corrélée au succès à la lutte !

À l’âge de 3 ans, Callum tétait encore avec le même enthousiasme qu’un nouveau-né et je me demandais comment le sevrage naturel allait être possible. Je me demandais quels étaient les motifs de sevrage des enfants. Beaucoup de mamans disaient que leurs enfants n’étaient plus intéressés par le sein. D’autres disaient que la pression des autres enfants jouait un rôle (il est vrai que j’ai entendu certains enfants en provoquer d’autres, en leur disant sur un ton moqueur « tu veux téter ta mère ?! » de la même façon que j’entends les enfants Canadiens se traiter de « poule mouillée »).

De plus en plus souvent, les contraintes professionnelles forcent un sevrage du sein plus tôt qu’il n’aurait eu lieu naturellement. Les enfants passent souvent les étés à la campagne pendant que leur mère allaitante reste en ville pour travailler. Souvent, les séparations prolongées font tarir la production de lait. Ma copine Buana, qui a aujourd’hui 20 ans, m’a expliqué comment elle a réussi sa carrière de têteuse médaille d’or. « J’ai grandi à la campagne. On vivait dans une yourte, traditionnelle. Ma mère m’a toujours dit de bien boire son bon lait parce que c’était très bien pour ma santé. Je pensais que tous les enfants de 9 ans tétaient leur mère. Quand j’ai commencé le collège, loin de la maison, j’ai arrêté de téter. » Puis elle me regarda droit dans les yeux et elle me dit avec un clin d’œil « mais j’aime bien le boire de temps en temps. »
Dans ma perception de l’évènement, le sevrage du sein se passait de façon relativement simple, sur le plan technique. J’imaginais que les tétées allaient décroître en nombre et en fréquence, et continuer ainsi jusqu’à ce que mon enfant oublie complètement de téter. Mon lait allait se tarir et ce serait la fin de l’histoire. La boutique fermerait ses portes. En Mongolie, eux, le sevrage ne se passe pas tout à fait comme ça. En discutant sevrage avec ma copine Naraa, je lui ai demandé l’âge auquel sa fille, âgée de 6 ans à l’époque, s’était sevrée. Elle me répondit « À l’âge de 4 ans. Je fus très triste, mais ma fille ne voulait plus téter. Puis Naraa me dit que la semaine précédente, sa fille était rentrée d’un séjour prolongé à la campagne avec ses grands-parents et qu’elle avait voulu téter. Naraa en fut heureuse et me dit « je pense que je lui ai beaucoup manqué. C’était bien, c’était beau. Bien sûr, je n’avais plus de lait, mais cela n’a pas dérangé ma fille. »

Si sevrage par définition veut dire qu’on ne tète plus jamais le sein de sa mère, alors les Mongols ne sont jamais vraiment sevrés. Voici une pratique culturelle qui m’avait étonnée. Si une maman a un engorgement et qu’un bébé ne se trouve à portée de sa main, elle fait le tour de tous les membres de sa famille peu importe leur âge ou leur sexe, en leur demandant s’ils veulent bien boire un peu d’élixir! Souvent une femme va exprimer un bol de son lait pour son mari, en guise de gâterie, ou en laisser au frigo pour que quiconque puisse se servir. Bien qu’on ait toutes dégusté notre propre lait pour une raison ou une autre, ou qu’on l’ait fait goûter à notre partenaire, ou peut-être ajouté à un café en cas d’urgence, je ne pense pas que beaucoup d’entre nous en aient bu très souvent. En revanche, chaque Mongol à qui j’ai pu poser la question de savoir si il ou elle aime le lait maternel, m’a systématiquement répondu par l’affirmative.

La valeur du lait humain est si célèbre et si fermement ancrée dans leur culture qu’il est considéré bon, non seulement pour les bébés, mais bon tout court. Le lait humain est souvent utilisé pour ses effets médicinaux, donné aux personnes âgées, en traitement « tout usage » et utilisé pour guérir la conjonctivite, aussi bien que pour rendre (paraît-il) le blanc des yeux plus blanc, que pour rendre le marron plus foncé. Avant tout, je pense que les Mongols boivent le lait maternel pour le goût. Une copine occidentale qui tirait son lait au travail avait laissé le récipient contenant son lait dans le frigo commun sur son lieu de travail pendant la journée. Elle l’a récupéré à moitié vide. Elle a ri en disant «Ce n’est qu’en Mongolie qu’on peut soupçonner ses collègues de bureau d’avoir bu son lait ! ».

S’intégrer dans une autre culture a pour effet perturbant de se forcer à réévaluer sa propre culture. Je ne sais pas comment j’aurais vécu l’allaitement de mon fils chez moi, dans mon propre pays. La véritable avalanche de soutien et renforcement que j’ai reçue en Mongolie et l’acceptation, voire le respect total de l’allaitement en public, m’a tout simplement époustouflée et m’a donné la confiance et la liberté de nourrir et d’élever mon fils de la manière que je sentais comme étant la meilleure pour lui et pour moi, sans qu’on mette des bâtons dans les roues. Il y a bien sûr, des différences évidentes dans les normes d’allaitement (fréquence, la durée, etc.) mais j’ai fini par comprendre qu’il y en avait une plus grande dans notre approche de la parentalité et de nos définitions de l’autonomie, et de l’indépendance.

En Amérique du nord, nous valorisons tant l’indépendance, que cette attente à une influence avec notre façon d’élever nos enfants. Nos discussions en tant que parents sont toujours basées sur les étapes du développement de l’enfant. Tels que l’alimentation solide, le nombre de tétées par jour, et de nombre d’heures de sommeil et la durée maximale de séparation tolérée. Même si nous ne nous posons pas ces questions, il est difficile d’échapper à leur impact. Il existe un véritable marché de l’équipement pour bébé qui envoie un message très clair dont le but est que l’enfant se passe de sa mère.

En Mongolie, l’allaitement maternel ne signifie pas dépendance et le sevrage du sein n’est pas un but. Les Mongols savent que leurs enfants vont grandir. En réalité, le Mongol moyen, âgé de 5 ans, est beaucoup plus indépendant de sa mère que n’importe quel enfant occidental, allaité au sein ou pas. Il n’y a pas lieu de faire une course au sevrage. Élever mon fils en Mongolie m’a permis de me rendre compte qu’il y avait en vérité des millions de façons de faire, et que j’avais l’embarras du choix. Pour la durée de « carrière de téteur », j’ai dû faire face à une multitude de défis, essayer et laisser beaucoup d’idées reçues et de pratiques populaires jusqu’à ce que je trouve mon propre style. Je suis ravie d’avoir allaité Callum aussi longtemps. Je n’aurais jamais cru qu’il allait téter 4 ans !

Je suis convaincue que l’allaiter est le meilleur investissement que j’aie pu faire pour mon fils et que l’allaitement jusqu’à son sevrage naturel aura un effet permanent sur sa confiance, sa personnalité, le fait qu’il se sent en sécurité ainsi que sur notre relation mère-fils. Puis quand il gagnera la médaille d’or en lutte, j’attendrai qu’il me remercie.

°Note : 1 : Unicef Childinfo : « Monitoring the Situation of Children and Women, Infant and Young Child Feeding 2000-2007» (January 2009)
http://www.childinfo.org/breastfeeding_countrydata.php
Article original de Mothering Magazine. N° 155 juillet-août 2009

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 21:35

Il n'est pas dans mon habitude de passer des messages "politiques" dans ce blog...

Mais ici, il s'agit d'un message "humanitaire" et "La Voix des Bébés" se doit de relayer la lettre d'une mère, d'une mère comme vous et moi, une mère qui vit actuellement en tremblant, parce que tous les immeubles autour tremblent sous les bombes et parce que, comme vous et moi si nos enfants étaient en danger, elle tremble de peur de les perdre...

Quand on arrive à avoir au téléphone, une personne de Gaza, comme par exemple cette petite fille , soeur d'un ami, ce matin et qu'on lui demande comment elle va, elle répond seulement "je suis encore vivante"!

Quant à la soeur d'un autre ami, qui vient d'avoir un bébé, elle nous dit simplement "Oui, tout haut, on dit qu'on est fort, prêt à résister mais on a tous les jours peur, peur, peur de ne pas revoir nos enfants, nos amis ou qu'ils ne nous revoient plus" et cet autre ami qui dit "il ne se passe pas un instant sans que je me demande non pas si je vais mourir mais comment je vais mourir!"

 

« Chère Vanessa

Je vous fais confiance pour faire connaître mon message car il se peut que cela soit le dernier. Dites à tous ceux qui sont concernés, ceux qui croient que nous sommes de diaboliques terroristes et ceux qui sont simplement des parents que nous, mères de Gaza, enregistrons en vidéo nos enfants pour avoir des souvenirs d’eux s’ils nous quittent sous un bombardement et pour nous rappeler de leurs visages avant qu’ils ne soient déchiquetés.

Dites leur que nous les serrons dans nos bras aussi souvent que possible tellement nous avons peur de les laisser seuls sans plus aucun câlin à venir.

Dites leur que nos enfants dorment en position « doigts dans les oreilles » pour diminuer un peu le bruit des bombardements

Dites leur que nous n’avons plus les moyens de protéger nos enfants nous ne pouvons plus leur offrir la sécurité nécessaire et un hâvre de paix

Dites leur aussi que si les enfants ne meurent pas sous les bombes, ils mourront de peur, de faim ou de manque de médicaments et de soins.

Gaza est devenu un enfer à cause de ceux qui commettent un génocide et pleurent parce qu’un colon a été « choqué » par des rockets du Hamas

Maintenant il est temps de passer à une (ré-)action humaine et humanitaire : prier et pleurer pour nous ne suffit plus à ce niveau si critique

Merci à tous ceux qui croient en nos droits et ceux qui nous soutiennent »

 

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 13:02

ATTENTION

Inscriptions jusqu'à DEMAIN LUNDI MIDI dernier délai!

Pour l'instant une seule inscription mais "Sylvie, la Masseuse" venant de Paris ne se déplacerait pas pour un seul massage (et celui-ci pourrait être reporté?) mais il faut s'organiser!

 

Si vous êtes intéressée, faites-le savoir (je vous rappelle que ce massage -ou un autre, à votre choix- concerne aussi les jeunes accouchées depuis quelques semaines ou quelques mois!)

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