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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 12:21

http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.lllfrance.org%2FFeuillets-du-Dr-Jack-Newman%2FComment-savoir-qu-un-professionnel-de-la-sante-ne-soutient-pas-l-allaitement.html&h=dce64

 

juste pour vous communiquer ce lien qui peut vous donner des indications pour savoir comment situer le professionnel de santé qui vous accompagne , vous et votre bébé (médecin généraliste, pédiatre, puéricultrice...sage-femme?!) par rapport à l'allaitement.

bon dimanche...

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Published by irene.marraine - dans allaitement
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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 13:04

Je ne peux m'empêcher de vous adresser quelques lignes:

 

FETE DES MERES

 

 

Un alibi un jour par an

Pour faire marcher la production

Exploitées le reste du temps ?

Comme la question sur la burka

Vient bien détourner l’attention

Sur ce qui fait vraiment débat :

 

Premières victimes de l’exclusion

Corps voilés ou bien corps vendus

Femmes sans papiers ou femmes battues

Temps partiels, décalés, chômage,

Chefs de familles monoparentales

Femmes qui touchent un minima social…

Femmes veuves, retraitées, y a pas d’âge !

Même en France, nous ne sommes pas égales !

 

Et pourtant…

 

Quoi de plus beau que d’être mère

A nos enfants donner le jour

Et toujours les nourrir d’amour !

De nos enfants enrichir la Terre

Vouloir la Paix et pas la guerre

Se battre pour vaincre la misère !

 

Bonne Fête, Mamans !

 

 

 

 

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Published by irene.marraine - dans humanité
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 23:49

Bonsoir,

Oups, le temps file: même pas réussi à écouter les enregistrements que j'ai faits à Paris (c'étaient vraiment des journées très intéressantes) et encore moins à voir si je pouvais les transférer!

Ce qui m'inquite ce soir, c'est que Mai se termine bientôt et nous n'avons pas arrêté de date pour la Fête des Bébés (et des Bébés devenus grands)

on avait d'abord parlé d'un samedi mais une maman m'a fait part de sa désolation car elle travaille le samedi et puis, j'ai deux samedis bloqués par des répèts de chorale (on chante -et joue!- "Orphée et Eurydice" de Gluck le 14 juin à 20h salle Sainte croix des Pelletiers à Rouen et le 15 à Notre Dame de Bondeville: avis aux amateurs!) donc, pourquoi pas un dimanche?

Je vous propose donc de "voter" soit :

- le dimanche 13 juin

- le samedi 19

ça se passera à Saint Léger du Bourg Denis, on pourrait se retrouver après la sieste (celle des enfants bien sûr!) vers 16h jusque vers 19h ou plus?

Alors, répondez vite: on arrête la date la semaine prochaine!

à bientôt donc

Pour répondre: soit vous envoyez un commentaire (ce qui est le mieux car ainsi tout le monde sera au courant!) soit un mail perso.

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Published by irene.marraine - dans Naissance(s)
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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 11:08

Bonjour,

Avant de partir aux Journées de la "Bientraitance" (tout un programme!) à Paris et de vous en faire un compte rendu à mon retour, quelques indications de lecture:

 

- Deux petits livres de Bernadette de Gasquet, femme géniale qui est venue former la plupart des sages-femmes du Belvédère, du CHU, des Feugrais de Mathilde etc; ils sont dans la collection "Marabout Pratique" coûtent environ 7 euros et sont très intéressants:

Trouver sa position d'accouchement  qui donne aussi plein de conseils pendant la grossesse

Retrouver la forme après Bébé qui est peut être la nouvelle version de "Baby sans Blues" épuisé (Julie, j'attends qu'on se revoit pour comparer!)

 

- pour celles et ceux qui veulent mieux comprendre les erreurs que l'on fait avec les abdo, comment éviter ces erreurs et se faire des abdo (plus ou moins ) facilement, je conseille, toujours de B. de Gasquet: Abdominaux, arrêtez le massacre! toujours chez Marabout.

 

- le livre Bien Etre et Maternité, toujours de B. de Gasquet est très bien mais peut-être un peu trop ...complet?

 

- enfin,un livre formidable qui aide à se positionner face à la douleur, face à la naissance, naissance de son enfant mais qui nous fait "naître" mère et père et cela est un passage, plus ou moins facile ou difficile...

J'accouche bientôt et j'ai peur de la douleur écrit par Maïtie Trélaün, une sage-femme (y a qu'unesage-femme pour écrire avec autant de sensibilité! non! plaisanterie mise à part, je retrouve dans beaucoup de passages des choses que je partage mais n'aurais pas su écrire aussi bien!). Ce livre se trouve aux éditions du Souffle d'Or

 

Voilà, je vous souhaite de bonnes lectures et un bon dimanche: courage, le printemps semble enfin arriver!

 

PS: la technologie est vraiment fâchée avec moi en ce moment: en plus de l'ordi qui débloque toujours, ma chaudière s'y met et le système électrique de mon lit d'hapto est en panne!!!...espérons que le dictaphone spécialement acheté pour mes deux jours à Paris va fonctionner!

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Published by irene.marraine - dans Naissance(s)
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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 11:42

Bonjour,

Comment pourrez-vous m'excuser d'être restée si longtemps sans écrire?

Quelques explications qui ne sont pas des excuses!

- une semaine de vacances (en Auvergne pour m'occuper de Rose ma petite-fille, occupation délicieuse mais prenante...et sans internet!) entourée comme d'habitude de la semaine d'avant et de celle d'après bien remplies...

- internet qui m'a joué des tours à plusieurs reprises...

- des lectures de livres très intéressants, lus en pensant beaucoup à vous et dont je vais vous parler dans mon prochain article...

Là, je me renseigne pour acheter un dictaphone, pour enregistrer les conférnces de deux journées sur la "Bien-Traitance" où je vais les 18 et 19 mai et que j'attends avec beaucoup d'impatience. Un papa informaticien, m'a dit que je pourrais les mettre directement sur mon blog par i-tunes: enfin, ça, c'est si j'y arrive...et si j'en ai le droit! (quelqu'un sait-il des choes là-dessus?

Je vous envoie toujours ça pour vous faire patienter; le commentaires et références des bouquins vont suivre

A bientôt donc

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Published by irene.marraine
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 16:43

Comme promis, je vous adresse la réponse constructive d'une amie sage-femme:
Vous voyez, nous avons toutes et tous un rôle à jouer et c'est par des petits gestes, petites actions que nous pouvons, chacune et chacun, tous ensemble, changer les choses...



Chère collègue,

 

Vous lire n’est pas réjouissant , même si je ne doute pas un instant de la véracité de vos dires. Certes la « souffrance » des sages-femmes est importante, comme celle d’autres soignants (médecins, infirmières, aides-soignants..). Elles ne sont pas seules à souffrir actuellement : d’ailleurs le Médiateur de la République a indiqué récemment dans son rapport que la France connaît un état de « tension psychique ».

 

La souffrance des sages-femmes n’est pas le fait du hasard. C’est le résultat de plusieurs éléments délétères qui agissent depuis vingt ans :

  • d’abord une politique d'État largement cautionnée par certains grands patrons obstétriciens très écoutés des différents gouvernements (Professeurs Lévy, Sureau, Papiernik et d’autres). Cette politique d'État, quelque soit la couleur gouvernementale, sous prétexte d’économies de santé et de conditions de sécurité de la naissance, a promu depuis 20 ans la fermeture de lits d’obstétrique (et aujourd’hui de lits chirurgicaux !). Certaines fermetures étaient sans doute nécessaires , mais à ce point ! Des obstétriciens et des sages-femmes se sont élevés contre ces fermetures , et ont créé le Comité de défense des hôpitaux et maternités de proximité. Mais les décisions de l'État ont eu plus de poids. Vous évoquez le travail pénible et le stress des collègues dans beaucoup d’établissements aujourd’hui. Je m’interroge alors : où est l’amélioration de la sécurité des patientes et de leurs bébés, à l’heure des décrets et des plans de périnatalité ? Les femmes accouchent dans de très grosses structures, où ,on le sait, la relation humaine est plus anonyme, la prise en charge plus morcelée, la pathologie iatrogène plus présente. Dans de nombreuses villes il n’y a plus que deux, voire un seul établissement. Pas d’ouverture à la concurrence en ce domaine !

  • L’autre élément important a été le silence de beaucoup de collègues sages-femmes durant ces vingt dernières années. Par ce silence, elles ont cautionné la « pathologisation » de la naissance, imposées par certains médecins obstétriciens, et participé à sa médicalisation excessive.

 

Je m’explique, en retraçant rapidement l’histoire récente de l’obstétrique à travers ma propre carrière, que je viens d’achever.

Diplômée de l’école de Caen en 1976, j’ai donc connu un temps où les études se déroulaient dans la joie, en trois années bien remplies ; j’ai beaucoup ri avec mes collègues élèves sages-femmes, même si les rythmes de travail étaient durs.

Après avoir travaillé deux ans au CHU de Caen, j’ai choisi en 1978 de quitter ce type d’établissement – ce que l’on appellera plus tard des « usines à bébés » – pour une petite maternité (15 lits) en l’occurrence Bernay dans l’Eure. Là, j’ai exercé notre merveilleux métier avec un grand bonheur. Nous avions alors la chance d’être autonomes, d’accompagner la physiologie de la naissance, tout en ayant des obstétriciens à nos côtés.

Mais peu à peu les choses ont changé et la formation des obstétriciens aussi.

 

Pour ma part je n’ai pas cessé dans ma carrière de rechercher cette autonomie, et de défendre l’existence des « maternités de proximité » (curieuse appellation d’ailleurs ; les autres sont-elles d’éloignement ?) où la relation humaine garde toute sa place. Je n’ai pas cessé non plus de défendre notre statut médical, qui ne passe pas seulement par un niveau d’études , mais aussi par la capacité à savoir dire « NON » ! J’ai connu un temps , dans les années 1990 où les obstétricien(-ne)s déclenchaient les patientes à 38 semaines, au prétexte que le risque de mort fœtale augmentait en approchant du terme !

C’était à ce moment là que les sages-femmes, affirmant leur statut médical, auraient dû dire ensemble «  non, nous sommes sages-femmes, nous accompagnons la physiologie, nous ne déclencherons pas les patientes sans notion avérée de pathologie ». Certaines l’ont fait ; je l’ai fait. Nous nous faisions taper sur les doigts. Une obstétricienne m’a dit un jour : « tu iras faire accoucher les femmes dans une clairière » ! Une de mes amies sage-femme, qui exerçait au centre hospitalier d'Evreux a été priée de quitter cet établissement.

Ce sont les mêmes propos dévalorisants que l’on tient aux écologistes quand on leur dit : « vous voulez revenir à la bougie ». Ridicules, faux et blessants.

 

J’ai choisi alors une installation en libérale, de manière très militante, pour accompagner globalement les parturientes. Cette forme d’exercice était alors regardée de travers par les collègues hospitalières. Farida Hammani, libérale elle aussi, se donnait le titre de « Dinosaure » . Exercice difficile, et le militantisme isolé n’est pas payant, au propre comme au figuré, dans ce domaine comme dans d’autres. J’ai donc fermé mon cabinet en 1994.

Après un détour pour effectuer une année de formation de puéricultrice, j’ai travaillé dans un établissement privé, clinique gynéco-obstétricale, qui a fermé quelques années après. A ce moment là nous n’avons eu aucun soutien des collègues du Centre Hospitalier de la ville, ne serait-ce qu’un message de confraternité. Oserais-je dire qu’elles étaient satisfaites de voir cette clinique fermer, car ainsi elles allaient faire un meilleur chiffre !! Vous me trouverez dure peut être, je me pense réaliste. Le corps des sages-femmes, contrairement à celui des médecins, n’est pas solidaire.

Enfin j’ai eu la chance d’exercer la fonction d’encadrement dans deux maternités de proximité( L’Aigle et Bernay), où là j’ai pu continuer à défendre une « certaine idée de la naissance ». Pas toujours facile , mais possible avec des collègues sages-femmes heureuses d’exercer dans ces services et des chefs de services à l’écoute . Cela existe encore , mais pour combien de temps ?

 

Bref , ce rapide « coup de projecteur » pour tenter de démontrer que pour gagner il faut être nombreux, combatifs et solidaires. Vous trouverez peut être que ce langage est militant. Effectivement il l’est, car pour moi une société qui néglige la naissance est une société malade.

Les sages-femmes se sont unies en 2001 pour revendiquer de meilleurs salaires. Pourquoi ne pas s’unir aujourd’hui pour revendiquer de meilleures conditions de travail et donc de meilleures conditions de naissance ?

Mais que faire aujourd’hui ? Les « usines à bébés » existent bel et bien, et les gouvernants actuels ne reviendront pas en arrière à ce sujet. Ils ont déjà beaucoup de mal à mettre en place des « maisons de naissances »( des vraies ! pas des Canada dry !). Par contre, pourquoi ne pas proposer dans chaque grand établissement le fonctionnement en unités autonomes, pour retrouver une échelle satisfaisante de travail  et exiger que l’accompagnement de la physiologie soit inscrite dans le projet médical d’établissement? Les sages-femmes siègent à la CME avec voix délibérative pour l’obstétrique et il existe normalement des conseils de service. Regroupées et unies, vous pouvez y donner votre avis.

Promouvoir l’installation en libérale, la prise en charge globale des patientes ? Possible, mais cela reste difficile, d’autant que la naissance à domicile est toujours décriée en France, et que les assureurs ne veulent plus assurer les praticiens pour ce geste. Le Conseil de l’Ordre des sages-femmes veille ! Et l’accès au plateau technique ne peut pas se faire partout.

Une lueur d’espoir cependant : les jeunes femmes et leurs compagnons se réveillent et veulent, pour certains , d’autres formes d’accompagnement. Les professionnels rouspètent un peu : «  ah ! encore une avec un projet de naissance ». mais souvent ces couples, même si leurs demandes semblent parfois excessives, connaissent et reconnaissent la compétence des sages-femmes. Ils peuvent nous aider à retrouver notre vraie place dans l’accompagnement de la naissance et obliger les instances à y réfléchir.

C’est vous qui avez les clés du futur.

Bon courage à toutes et à tous !

 

 

Edith Buffet

Sage-femme puéricultrice





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Published by irene.marraine - dans humanité
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 19:05

Une collègue sage-femme vient d'écrire un texte sur la souffrance des sages-femmes...
Elle tient à ce qu'il soit connu par le plus de monde possible, le plus de parents possible car en effet les conditions de travail qui se dégradent sont très mal connues du public, des parents car les sages-femmes font tout pour qu'ils n'en souffrent pas!
Dur, dur! d'être sage dans un monde où c'est la productivité qui compte...
Dur, dur! d'être femme dans un monde d'hommes (de médecins, de gestionnaires) où c'est souvent la lutte pour le pouvoir qui domine...
Je mesure et apprécie toute la chance que j'ai de pouvoir gérer et effectuer mon travail comme je l'aime et d'être entourée de parents super et de Bébés tout aussi super qui me donnent tant de joie à exercer ce merveilleux métier...

Une amie sage-femme a apporté une très belle réponse à la première collègue: je vais lui demander l'autorisation de la publier.

 

La souffrance des sages-femmes

Le plus beau métier du monde en 2010

 

Ces femmes qui écoutent et accompagnent la douleur de celles qui mettent au monde leur enfant, celles qui accompagnent pendant la grossesse, qui suivent pas à pas l’éclosion d’une parentalité parfois difficile, celles qui rassurent, qui consolent qui apaisent les doutes et répondent aux questions des mères, celles qui connaissent le corps des femmes, celles-là, les sages-femmes ont mal.

 

Tous modes d’exercices confondus, la souffrance des sages-femmes grandit.

 

Mais personne n’entend cette souffrance qui grince dans les maternités, la souffrance des sages-femmes hospitalières.

 

Personne n’écoute cette douleur qui suinte dans les centres de PMI qui accueillent les mères isolées, les mères maltraitées, les très jeunes mères, les mères au chômage, les mères malgré elles.

 

Personne ne se soucie de la peine des libérales dont les charges financières certains mois sont plus élevées que leur maigre revenu et qui voient disparaître la physiologie, la normalité de la naissance. Personne ne les allège des paroles de leurs patientes qui racontent ce qu’elles ont vécu et disent leur déception. Les femmes enceintes, les jeunes mères viennent déposer des mots d’une infinie tristesse dans le secret des cabinets des sages-femmes libérales.

 

Et ce secret fait mal.

 

 

Dans les maternités, c’est le stress permanent.

Stress des gardes la nuit, quand la collègue est occupée aux urgences, ou récupère un bébé au bloc lors d’une césarienne ou appelée dans le service des grossesses pathologiques, l’autre sage-femme est seule avec trois, parfois quatre femmes en travail. Et on courre, de l’une à l’autre. Et quand on rentre chez soi, vidée, on a mal partout. Et on se tait.

Et le téléphone qui sonne. Stress.

Et les dossiers à remplir. Stress.

Et je n’ai pas le temps d’aller pisser. Stress.

Et l’ordinateur qui bug. Stress.

Et le matin, il n’y a pas de lit dans le service. Les salles de naissances sont embouteillées. En suites de couches, il faut faire des sorties, précoces, de plus en plus précoces. Stress.

En consultations, les femmes défilent et les situations sont parfois complexes. Bien souvent, il s’agit de pathologie, ce n’est pas dans nos compétences mais le médecin, est occupé. Lui non plus n’est pas épargné par le rythme infernal. Pas le temps d’écouter. Stress.

Plus le temps de réfléchir. Stress.

Peur d’oublier quelque chose. Stress.

Et la pression médico-légale. Stress.

Et la pression budgétaire. Stress.

La Direction, n’est jamais dans les services, ils ne manipulent que des chiffres, pas des vies.

Inhumain. Stress.

Toutes ont vécu des situations dangereuses ou un retard de prise en charge du fait de la surcharge d’activité du service. Et ça fait mal d’avoir le sentiment de mal travailler. Stress.

On se tait, on encaisse et on essaie d’oublier. Mais ça fait mal aussi, d’avoir oublié les prénoms des bébés nés cette nuit là.

 

 

Dans les PMI, les situations sociales graves sont de plus en plus nombreuses et toujours pas de place d’accueil pour les victimes de violences, et l’assistante sociale est débordée, et la psy est en maladie et personne n’est jamais remplacé. A domicile, la misère crève les yeux et le cœur mais on ne peut rien faire, ou si peu. Et ça fait mal. De plus en plus mal.

 

 

Dans les cabinets des libérales, toute la souffrance des femmes se déverse. Et on tente d’expliquer, de dédramatiser, d’insister sur le positif. On y fait des consultations quand les femmes n’ont pas réussi à s’inscrire dans une maternité ou qu’elles ont raté un RV, on oriente sur d’autres partenaires, on prépare à l’accouchement, on s’occupe des suites de couches, du périnée de tout ce que l’hôpital ne peut plus faire.

Les sages-femmes libérales sont considérées comme moins importantes, moins compétentes, moins médicales, mais elles ne souffrent pas moins.

Le métier de sage-femme est mal connu. Celui des sages-femmes libérales encore moins reconnu.

Sans qu’on nous ait demandé notre avis, on va aussi prescrire la contraception. Pour 17€ ? Non.

  • « T’as vu ce qui se passe à l’école de sages-femmes de Besançon ? »

  • « silence »

- « Il paraît qu’il y a des sages-femmes qui tentent de changer de métier. Il y en a même qui ne veulent plus faire de gardes, qui se disent traumatisées. »

- «  Ha bon ? »

- « Maintenant que tu me le dis, le turn-over des sages-femmes en salle de naissance c’est deux ou trois ans, et puis peu de sages-femmes de garde ont plus de 30 ans, c’est sûr, après, on n’a plus la santé pour ce boulot. »

  • « Ha ! c’est pour ça qu’on parle de pénurie de personnel ? »

  • « silence »

- « Tu sais, quand on a été maltraité, il paraît qu’on maltraite à son tour »

  • « C’est idiot »

  • « Oui, c’est idiot, mais c’est comme ça.»

  • « Et puis, la retraite des sages-femmes, c’est à peine plus que le minimum vieillesse »

  • « Ha ! Ha ! laisse tomber, de toute façon, on sera morte avant ! Bon, arrêtons ce dialogue de sorcières ».

 

 

Alors on se dit que la relève est là.

5 ans d’études pour un diplôme de sage-femme.

Profession médicale. Bon.

Toutes générations confondues, les sages-femmes gardent un mauvais souvenir de leurs études. Comme c’est étrange ? !

Et puis viennent des informations incroyables, inconcevables, inacceptables, de l’école de Toulouse et aujourd’hui de Besançon.

Des étudiantes sages-femmes sous anti-dépresseurs, des suicides, des tentatives de suicide. Auditions, médecine du travail, enquête.

Une souffrance qui s’étale.

Une souffrance qui ne peut plus se taire.

Les sages-femmes ne doivent plus se taire.

 

Les solutions ? C’est ensemble que nous les trouverons. C’est ensemble que nous les imposerons. C’est ensemble que nous défendrons le plus beau métier du monde. Les sages-femmes n’abandonneront pas les femmes et leurs enfants. Jamais.

 

 

 






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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 18:52

Voici le message de Charlotte avec l'annonce d'un récit très attendu!...
Merci beaucoup Charlotte: vous pouvez me l'envoyer en commentaire ou bien sur mon mail
irene.pergent@orange.fr
et j'essaierai de faire un copié-collé

Bonjour Irène, après bientôt 7 mois j'ai enfin écrit mon récit de la naissance de Juliette. Je voulais vous le faire parvenir mais comment?

J'espère que vous allez bien. De notre côté tout va bien. Juliette est toujours allaitée malgré tous les problèmes que nous avons pu rencontrer (frein de langue entre autre). Juliette est un bébé très curieux et très tonique. Elle tient assise depuis ses
4 mois et demi et maintenant à presque 7 mois elle aimerai pouvoir marcher! C'est un bébé intense qui demande beaucoup d'énergie!

Bonne journée

Juliette, Emma, Charlotte et Olivier

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Published by irene.marraine - dans Naissance(s)
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 20:20

je vous communique l'appel d'une maman qui cherche une garde: si vous pouvez l'aider...

 Je viens vers vous car j'aurais du reprendre le travail cette semaine mais je n'ai pas trouvé de solution fiable pour garder Baptiste. Je me demandais si par hasard vous auriez dans vos connaissances quelqu'un qui chercherait à garder des enfants. Je cherche soit une assistante maternelle soit quelqu'un à domicile (étudiante par exemple) pour les lundi toute la journée, les mercredi après-midi et les vendredi après-midi, environ 20h pour la periode de mars à juillet.
Si jamais vous aviez une idée... Je vous remercie. A bientôt
Blandine Ragot Renaud
 

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 17:15
 

Bonjour,

Je ne peux que faire quelques réflexions en cette Journée Internationale des Droits des Femmes…

Même si nous, dans nos familles, dans nos milieux, dans nos pays, nous sommes relativement privilégié(e)s, nous nous devons d’être solidaires et surtout d’être vigilant(e)s pour que les droits acquis soient maintenus et élargis.

Dans toutes les religions monothéistes (où Dieu est « mâle » !) des intégristes de tous poils( ?) se sont toujours arrogés le droit de disposer des femmes, de leurs corps, de leur imposer des diktats pour limiter leurs libertés, leur accès à la contraception etc…

Partout dans le monde, elles sont les premières victimes (avec leurs enfants dont elles assurent souvent seules la charge) de la pauvreté, de la faim, des discriminations, des guerres et de toute forme de viol..ences...obligées parfois, femmes de l'Est, d'Asie ou d'Afrique de se prostituer pour survivre et nourrir leurs enfants.

En France, la précarité les touche de plein fouet : chômage, temps partiels imposés, horaires et conditions de travail difficiles, orientations scolaires vers des métiers peu valorisés et n’oublions pas qu’à travail égal, elles gagnent toujours moins que les hommes ! Les femmes étrangères ou sans papiers sont doublement exclues et il y a de plus en plus de femmes (avec enfants) SDF ou en logement insalubre...

Toujours aussi peu de femmes exerçant des responsabilitéssociales, économiques ou politiques...

Il y a quelques années, EN FRANCE, une femme mourrait tous les 6 jours sous les coups de son conjoint: en 2010, une femme en meurt tous les 4 jours!!! Cherchez l'erreur!

Corps de femmes dénudés pour la pub ou le porno, Corps de femmes camouflés, Corps de femmes saignant lors d'un avortement, Corps de femmesbafoués et médicalisés lors d'un parcours d'aide à la procréation, Corps de femmes niés lors d'un accouchement non respectueux...

Que celles qui ont un travail et s'y sentent bien...Que celles qui vivent un amour qui les épanouit...Que celles qui ont découvert Joie et plénitude lors de leurs grossesses ou de la naissance de leur(s) enfant(s)... Que celles qui ont les yeux qui brillent à chaque fois qu'elles frôlent du doigt le bonheur... Que toutes celles-là soient bien conscientes des cadeaux que leur fait la vie et soient prêtes à tout faire pour que d'autres femmes bénéficient un peu de ces cadeaux et connaissent moins de souffrances...

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