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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 20:35

Des modifications de la loi sur l'IVG (ou une nouvelle loi?) seront votées jeudi 8 octobre à l'Assemblée Nationale et le CNGOF nous demande notre avis(on n'est pas obligé de répondre qu'on est gynéco!)

Quand on sait que l'accès à l'IVG est parfois très difficile, l'accueil souvent très contestable, que les droits des femmes ne sont pas toujours bien respectés, quand on connait les prises de position assez "réac" et misogynes du CNGOF (voir un de mes derniers articles) il parait intéressant et important de répondre au sondage proposé

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfqCTtjLouuolX9YSSHukmnEMDzgbFyL5wPNhxy8qYjSmgqdA/viewform?fbclid=IwAR2L9FQEXtLyrvEHA-vT7zIwPInS5EhWQIcnQ7Y7FKmjfHpmH7XS6dBwDig

je viens de répondre, ne me disant ni gynéco ni sage femme (je voulais mettre: conseillère conjugale, ce qui est exact par ailleurs) avec le commentaire suivant:

 

ce qui est important, c'est que les femmes soient respectées dans leurs demandes, leurs désirs, leurs non-désirs, leurs ambivalences...qu'elles soient correctement informées pour pouvoir donner leur consentement ÉCLAIRÉ, qu'elles soient accompagnées dans le temps et la durée nécéssaires...ce que des sages-femmes sont tout à fait capables de faire ô combien (pareil que dans le suivi d'une grossesse ou un suivi gynéco: elles prennent le temps qu'il faut!) Quant à la clause de conscience, si sa suppression reviendrait à avoir des praticien-ne-s qui travailleraient dans le mépris des femmes et les culpabiliseraient (comme ça arrive déjà trop souvent) je ne suis pas sûre que cela soit bien! Par contre, il ne faut pas qu'un chef de service impose ses convictions négatives à toute "son" équipe et il faut surtout GARANTIR aux femmes un accès à l'IVG dans la proximité géographique et dans des délais courts

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 22:53

Dans ma "présentation" de l'haptonomie, j'ai l'habitude de citer Marie de Hennezel dont l'approche hapto dans les soins palliatifs m'a toujours beaucoup intéressée, même si je n'ai pas pu suivre sa formation.

Sa prise de position sur la situation actuelle, ses réflexions sur la maladie, la mort et le déni que nous en faisons et surtout sur le vécu actuel des personnes âgées ou en fin de vie, m'interpellent et répondent beaucoup à mes propres réflexions.

je vous livre donc un extrait du journal Le Monde où elle s'interroge, nous interroge sur notre façon de vivre les évènements actuels.

À première vue, cela n'a pas grand chose à voir avec les bébés et la naissance et pourtant si! car cela a à voir avec le genre de société que nous voulons leur offrir

Marie de Hennezel, psycho- et hapto- thérapeute (qui fait des formations en haptonomie pour les personnels des soins palliatifs ou intensifs, nous propose ces réflexions, que je partage complètement! Merci Marie de Hennezel
Les mots d'une grande dame, Marie de Hennezel, écrivain et psychologue qui éclaire notre regard sur la situation de notre monde sous COVID. Extrait du journal "le Monde" du 04 mai 2020
« L’épidémie de Covid-19 porte à son paroxysme le déni de mort »: "Fustigeant la « folie hygiéniste » qui, sous prétexte de protéger les plus âgés, leur impose des « conditions inhumaines », l'écrivaine et psychologue estime que la crise sanitaire met à mal le respect des droits des personnes en fin de vie.
Si le déni de mort est une des caractéristiques des sociétés occidentales, l'épi démie due au SARS-CoV-2 illustre son paroxysme. Depuis la seconde guerre mondiale, ce déni n'a fait que s'amplifier, avec le progrès technologique et scientifique, les valeurs jeunistes qui nous gouvernent, fondées sur l'illusion du progrès infini, la promotion de l'effectivité, de la rentabilité, du succès. Il se manifeste aujourd'hui par une mise sous silence de la mort, une façon de la cacher, de ne pas y penser, avec pour conséquence une immense angoisse collective face à notre condition d'être humain vulnérable et mortel.
Ce déni de la mort a eu trois conséquences. D'abord au niveau individuel, il n'aide pas à vivre. Il appauvrit nos vies. En faisant comme si la mort n'avait pas d'incidence sur notre manière de vivre, nous croyons vivre mieux, mais c'est l'inverse qui se produit. Nous restons souvent à la surface des choses, loin de l'essentiel. Ensuite, ce déni entretient une illusion, celle de la toute-puissance scientifique et technologique, celle du progrès infini. Avec ce fantasme incroyable : imaginer qu'un jour on pourrait avoir raison de la mort. Enfin, le déni de la mort nous conduit à ignorer tout ce qui relève de la vulnérabilité. Il est responsable d'une perte d'humanité, d'une perte de la culture de l'accompagnement, avec les souffrances qui y sont associées.
Le vrai sens de l'existence
Dès 1987, avec l'arrivée des soins palliatifs en France, a commencé un long combat pour sortir de ce déni. En 2005, lors de son audition au Parlement, en vue de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie (dite loi Leonetti), la sociologue Danièle Hervieu-Léger avait eu cette réflexion : « Le déni de la mort se venge en déniant la vie. La mort qui n'a pas sa juste place finit par envahir toute l'existence. Ainsi notre société est-elle devenue à la fois thanatophobe et mortifère. » Le déni a pourtant perduré.
L'épidémie actuelle l'illustre factuellement. La peur de la mort domine. Au lieu de considérer comme notre destin à tous, une réalité sur laquelle il faut méditer car elle est inéluctable, la mort devient l'ennemi à combattre. Faut-il pour autant ne pas se protéger ni protéger les autres, évidemment que non. Mais cette responsabilité doit être laissée à chacun et non édictée par un pouvoir médical devenu tout-puissant, qui poursuit aujour d'hui son fantasme d'éradiquer la mort, de préserver la vie à tout prix, au détriment de la liberté de la personne. Les acquis sur la dignité du mourir et le respect des droits des personnes en fin de vie sont brutalement mis à mal.
Je ne remets pas en cause l'acharnement avec lequel médecins et soignants, au risque de leur propre vie, soignent des patients qui ont encore envie de vivre. Je remets en question la folie hygiéniste qui, sous prétexte de protéger des personnes âgées, arrivées dans la dernière trajectoire de leur vie, impose des situations proprement inhumaines. Cela a-t-il un sens de confiner une personne âgée qui, dans son for intérieur, est relativement en paix avec l'idée de mourir, comme c'est le cas pour beaucoup ? De l'empêcher de vivre les dernières joies de sa vie, voir ses enfants, les embrasser, voir ses amis, continuer à échanger avec eux ? Leur demande-t-on leur avis, leur choix ? Demande-t-on aux proches ce qui est plus important pour eux : prendre le risque d'attraper le Covid-19 en prenant une dernière fois dans ses bras un parent aimé et lui dire au revoir ? Ou se protéger au risque d'une culpabilité qui les empoisonnera pour longtemps ? Ce déni de la mort est dramatique et le combat contre la mort est vain.
Nous ne mesurons pas les souffrances qui naîtront de l'érosion de l'humain quand la distanciation sociale sera devenue la norme, comme des inégalités que cette peur de la mort aura induites, les désespoirs, les dépressions, les violences, les envies de suicide. Nous réaliserons après le confinement le mal qui aura été fait en privilégiant la vie au détriment de la personne. Car qu'est-ce qu'une personne ? Sinon un être humain qui, se sachant mortel, et méditant sur sa finitude, est renvoyé à l'essentiel, à ses priorités, à ses responsabilités familiales, aux vraies questions sur le sens de son existence.
Heureusement, quand notre société aura atteint le pic du déni de la mort, s'amorcera un déclin.
Nombreux sont ceux qui, déjà dans le silence de leur confinement, méditent aujourd'hui sur le sens et la valeur de leur existence, sur le genre de vie qu'ils ont vraiment envie de mener. Une vie de retour aux choses simples, une vie où le contact avec ceux que l'on aime compte plus que tout, où la contemplation du beau et de la nature participe à la joie de vivre. Une vie où l'on n'abandonne pas les plus vulnérables, où la solidarité humaine l'emporte. Une vie qui respecte les rites essentiels qui ponctuent l'existence et rassemble la communauté des vivants : la naissance, le mariage, la mort. Une vie où le devoir d'accompagnement de ceux qui vont mourir impose naturellement la présence, les mots d'adieu, bref d'entrer dans ce que le psychanalyste Michel de M'Uzan (1921-2018) appelait « l'orbite funèbre du mourant .
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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 15:51

Comme vous l'avez constaté, je n'ai pas beaucoup écrit ces derniers temps...

je le ferai plus longuement bientôt; en particulier en vous livrant mes réflexions sur la situation particulière que nous vivons actuellement

Hier, j'étais très heureuse de voir, par mail, que j'étais en train de recevoir plein de commentaires sur le blog...et très vite furieuse en m'apercevant qu'il s'agissait d'une même personne en voyant sur plein d'articles et plusieurs fois sur chacun, une annonce pour vanter les mérites et les services de je ne sais quel marabout! j'ai dû passer plus d'une demi heure à supprimer, spamer ce genre de messages qui n'a aucune raison d'être

 

Par contre, je tiens à vous informer, même si je le fais tardivement , de la journée homéo qui se tiendra jeudi 8 octobre ...au Bec Hellouin! oui, je sais, c'est un peu loin mais l'endroit est fantastique et le co -voit - ça existe

Disons que le matin concernera plus les "professionnel-le-s" (quoique que?!) et l'après midi le film est super intéressant  pour toutes et tous

Alors n'hésitez pas à venir (et donc vous inscrire!)

 

Bon, je n'ai pas réussi (étonnant non?) à faire un copié/collé de l'invitation complète! si des personnes sont intéressées par la conférence du matin (conférence de Mathieu Palluel pharmacien qui nous présentera sa thèse): me contacter!

 
 

Le jeudi  8 octobre 2020 de 14h30 17h30 Dans un endroit privilégié : l'abbaye du Bec-Hellouin

Projection d'un film exceptionnel

(( L'homéopathie une autre voie ))

Film réalisé sous la direction du Docteur
William
Suerinck, psychiatre homeopathe Marseille

Ce film sera suivi d'un débat avec le public, animé par l'équipe de médecins homéopathes de Normandie et Mathieu Palluel (pharmacien d'officine) en référence à sa thèse récente sur les hypothèses quantiques et les mécanismes d'action des dilutions homéopathiques.

Accueil partir de 14h15 projection 14h30

débat entre 16h et 17h30

lnscription 20 € auprès du docteur Robert Sellam société Hahnemannienne de Normandie

23 RUË DË LA VOIE ROMAINE 761 à GODERVILLE

 

 

06 31 84 68 56


contact  Dr Jacques PRAT, Président de la Sociéfé hahnemannienne de Normandie

 

 

 
 

 

 

-

 

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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 10:19

Aujourd'hui, je vous transmets juste un article fort et puissant de Chouyo, toujours formidable!

Cela ne concerne pas directement vos petit-e-s mais elles-ils vont grandir...et cela résonnera aussi sûrement chez les jeunes femmes (et les jeunes hommes) que vous êtes!

 

http://www.chouyosworld.com/2020/07/23/une-place-a-soi/

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 23:17

Depuis le temps que j'entends des parents évoquer des "problèmes" (?) de sommeil chez leur(s) enfant(s), à côté de beaucoup d'autres parents qui trouvent que leur(s) enfants dorment bien, depuis le temps qu'il est proposé des méthodes plus ou moins efficaces (pour le sommeil) mais pas forcément "bienveillantes" pour l'enfant...depuis le temps enfin où je lis des critiques (positives)sur ce livre et que des parents m'en parlent en disant qu'il a vraiment changé leurs vies (et leurs nuits!)...

...J'ai enfin acheté "Dormir sans larmes" de  Rosa Jové

je l'ai acheté pour l'offrir mais je m'empresse de le lire avant! Je ne l'ai pas encore fini et je n'aurai pas le temps de vous en faire une présentation détaillée, je peux seulement vous dire qu'il correspond bien aux observations élogieuses à son sujet

Il présente de façon détaillée les différents sommeils; chez le nouveau né, l'enfant, l'adulte la personne âgée et bien sûr s'intéresse de près au sommeil chez l'enfant, aux rythmes de sommeil etc. Il nous aide à observer les problèmes éventuels et à éliminer ceux qui n'en sont pas...Il nous aide à éviter les méthodes qui ne sont pas vraiment respectueuses de l'enfant et à adopter une attitude bienveillante et surtout à suivre notre instinct...

Par exemple, quel "instinct" maternel bien sûr mais tout simplement humain, nous conduirait à laisser pleurer un enfant, nous obligerait à ne pas le consoler?

juste une extrait vers le début (page 64)

"Parfois, on ne parvient à combattre ses instincts parentaux qu'en se persuadant que les intentions et les conduites parfaitement normales des enfants ont pour seul but de nous faire tourner en bourrique. Rien de plus facile que de fausser le message des bébés: ils ne parlent pas, je parle à leur place"

J'ajouterai que même quand ils parlent , on a facilement tendance à mal interpréter leurs demandes ...surtout quand elles ne correspondent pas aux nôtres ni aux préjugés ou aux considérations sociales qui nous entourent

 

Bref, ce livre est une mine d'analyses, de conseils pertinents et si vous cherchiez un livre pour cet été, essayez celui ci!

Bonne lecture et...Bonnes nuits!

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 23:52

Je vous mets le lien avec l'association Foodwatch pour le combat qu'elle mène contre les laits infantiles contaminés

https://www.foodwatch.org/fr/actualites/2020/laits-infantiles-contamines-par-les-moah-danone-et-nestle-a-cote-de-la-plaque/

Vous pouvez vous associer à cette lutte!

 

Pour rester dans le domaine de l'alimentation et de façon plus sympa, j'ai vu aujourd'hui des parents qui pratiquent la DME avec leur enfant (de neuf mois et toujours allaité, mais cela fait quelques temps qu'il a commencé la diversification

DME = Diversification Menée par l'Enfant

La maman étant dispo pour en parler ici, j'évoque juste le sujet pour qu'elle trouve l'accroche nécessaire..

Merci d'avance pour son témoignage!

bon week end à toutes et tous

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 21:33

Voici un article qui nous vient de Belgique mais qui trouve tout à fait son intérêt en France...

https://www.rtbf.be/info/dossier/les-grenades/detail_accouchement-respecter-les-femmes-ferait-economiser-50-millions-d-euros-par-an-a-la-securite-sociale-les-grenades?id=10415642&utm_source=rtbfinfo&utm_campaign=social_share&utm_medium=fb_share&fbclid=IwAR3Q1r0__ShvERQsB3sFVkKt6hCvNjk68iccv8OLLaVKHWHW5ev1MEcTYdc

Comme beaucoup de femmes, d'hommes aussi, et pas seulement des féministes enragé-e-s (euh je voulais dire "engagé-e-s") je ne décolère pas de voir un ministre de l'intérieur accusé de harcèlement, de viols (n'est ce pas lui aussi qui avait oublié de déclarer ses impôts étant quasi "allergique" à toute démarche administrative?) ,...mais bien sûr, il sera sûrement bien protégé par un ministre de la justice tenant des propos si insultants auprès des femmes et soutenant la drague, le harcèlement et même le viol! Les Droits des Femmes ont de beaux jours devant eux! Raison de plus pour demander des  conditions les plus humaines et respectueuses possible pour accoucher!

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 22:23

Il a fallu que j'attende d'arriver vers la fin de ma vie professionnelle pour faire ce que je n'avais pas encore fait avant... à savoir décommander des rendez vous pris pour un accompagnement hapto pour une raison assez inhabituelle...

je m'explique:

Cette semaine, une maman m'appelle pour commencer un accompagnement hapto. le terme est pour décembre, on a le temps mais pour les raisons citées dans l'article précédent, j'essaie de trouver des rendez vous rapprochés. Je lui propose un jour mais elle me dit que ce n'est pas possible car elle a une écho...Vu le terme je m'interroge et l'interroge pour savoir de quelle écho il s'agit (trop tard pour celle du premier trimestre, trop tôt pour celle du 2ème!) est-ce une écho supplémentaire pour raisons médicales?

Alors, elle m'explique: Non, c'est une écho pas chez un médecin, c'est... pour...connaitre le sexe! Sur le coup, je lui exprime mon étonnement et mes réticences, elle m'explique que l'écho médicale est prévue en août mais qu'elle ne veut pas attendre. Je tique un peu mais  pas assez cependant puisque je lui propose alors deux rendez vous très rapprochés et avant cette fameuse écho...

C'est en y réfléchissant ensuite que je prends de plus en plus conscience que cela va à l'encontre de mon éthique et de mes valeurs et surtout du sens de l'haptonomie ...et que je finis par rappeler cette dame, annuler les rendez vous et (essayer de) lui expliquer mes positions...Je ne sais pas si elle les a bien comprises, je pense que cela ne la fera pas revenir sur ce rendez vous d'écho et comme je ne sais pas si je me fais bien comprendre ici aussi je vais essayer de mieux m'expliquer

 

LES ÉCHOGRAPHIES

La Sécurité Sociale prend en charge TROIS échographies (ou plus si indications médicales supplémentaires) les trois échos qui sont prévues pour raisons médicales justement!

l'échographie du premier trimestre

aux alentours de 12 semaines, car jusqu'à ce terme, tous les bébés (encore "embryons") grandissent de la même façon...ainsi, cette écho permettra une estimation assez précise du terme (plus ou moins trois jours quand même).

Cette écho permettra de dépister aussi des premières anomalies (clarté nucale, fermeture du canal rachidien etc...)

l'échographie du deuxième trimestre

(aux alentours de 21 semaines): elle est longue et minutieuse car elle permet d'examiner un à un tous les organes bien formés et mis en place à ce stade.Elle vérifie aussi la croissance du bébé et sa bonne vascularisation avec le placenta

l'échographie du dernier trimestre (du huitième mois)

elle vérifie la "présentation" du bébé (s'il est en siège, différentes solutions seront proposées pour envisager l'accouchement) sa croissance etc

(je simplifie, pour être brève et parce que...je ne suis pas échographiste!)

Ces examens doivent être pratiqués par des personnels formés en échographie (gynécologues obtétricien-ne-s, radiologues, sages-femmes ...) avec du matériel homologué et performant et le moins nocif pour le bébé.

Ces examens sont donc à base d'ultra sons, pas spécialement douloureux mais dont il ne faut pas abuser et qui sont quand même quelque peu "désagréables" et "invasifs "pour le bébé.

Mes collègues me disent que les "échos 3D" sont très utiles pour affiner un examen mais surtout pas à utiliser systématiquement

les échos (même parfois la première!) peuvent permettre de savoir le sexe de l'enfant (pour les parents impatients et qui ne peuvent laisser l'enfant leur en faire la surprise!) mais ce n'est pas un but en soi! L'échographiste d'ailleurs demande en général si les parents veulent savoir sinon il/elle fera son examen des organes génitaux externes en toute discrétion

Bref, en résumé:

une échographie est un acte MÉDICAL, répondant à des INDICATIONS MÉDICALES bien précises et devant être réalisé par un-e PROFESSIONNEL-LE formé-e et compétent-e... l'empathie, l'écoute, ne font pas forcément partie de la formation mais plutôt de la personne, ce sont des "valeurs ajoutées" qui devraient se retrouver normalement en tous cas, je les trouve chez les collègues que je connais qui pratiquent les échographies.

(apparté: Dans les professions médicales, comme dans d'autres professions: enseignant-e-s, garagistes, plombiers etc on trouve parfois, même si rarement, des personnes peu consciencieuses, peu respectueuses et avec lesquelles on ne se sent pas en confiance - pour mieux en reconnaitre les critères, lisons le livre de Martin Winkler "Les brutes en Blanc"- Dans ce cas, n'hésitez pas plus à changer de praticien-ne-s que de changer de garagiste!

Pour la santé l'addition PROFESSIONNEL-LE COMPÉTENT-E ET HUMAIN est indispensable et pas si difficile que ça à trouver!

 

L'HAPTONOMIE

là aussi, pour résumer:

Elle développe le bien être (le "bien naitre" pour le bébé!) chez la personne, bébé, enfant, adulte.

Elle assure la sécurité affective et en est le garant. Ainsi, autant la sécurité médicale doit être assurée, autant la sécurité affective devra l'accompagner.

Elle établit un lien affectif fort entre l'enfant et ses parents, lien qui les sécurisera dans un échange de confiance et une communication très subtile

Si un geste médical, un examen médical, doivent être réalisés (en étant indispensables à la sécurité médicale) et risquent d'être quelque peu invasifs; l'haptonomie va permettre d'accompagner la personne (adulte mais ici, bébé et même bébé in utero) pour la rassurer, lui donner sérénité et confiance.

Par exemple, j'essaie toujours de voir les couples avant l'écho du deuxième trimestre et de découvrir ensemble "les mains du coeur" pour rassurer le bébé avant et PENDANT l'examen! Certaines collègues échographistes m'ont confié (connaissant sans doute assez l'hapto?) qu'elles faisaient  l'étude approfondie lors de cette écho, écran détourné des parents, de la mère surtout, pour qu'elle ne soit pas distraite par l'écran et puisse garder un lien très fort avec son bébé! Bien sûr, ses études précises terminées, elle remontre tout et explique tout aux parents!!!

 

EN CONCLUSION

Avec ce que j'ai écrit plus haut, il apparait donc incompatible d'envisager une écho juste pour satisfaire telle ou telle curiosité ou pour voir le bébé bouger (en fait, n'essaierait il pas plutôt de fuir les ultra sons, comme font les poissons?) avec le respect et la bien traitance vis à vis de ce bébé...

et c'est encore plus incompatible si cela est fait par une personne non formée et avec du matériel pas forcément homologué! que certaines de ces officines s'appellent "écho-calins? tendresse?" ou je ne sais quoi relève du non sens et de la supercherie! Certaines de ces officines sont d'ailleurs en procès, soit par des professionnels (exercice illégal de la médecine! même si ces personnes savent souvent contourner les obligations légales) ou par des parents qui ont fini par comprendre la supercherie!

Voilà, ceci, j'ai essayé de l'expliquer brièvement à la patiente au tél mais je ne la connaissais pas, elle ne connaissait pas l'haptonomie, j'avais peu de chances de la convaincre, j'aurais peut être pu? dû? maintenir cet accompagnement pour mieux lui faire comprendre tout ceci, cela m'a paru un peu trop compliqué et aléatoire...et j'ai privilégié mes valeurs éthiques personnelles.

Je vais en faire part à la collègue qui m'avait adressé cette patiente!

J'aimerais savoir vos réactions par rapport à cela...

 

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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 21:31

Me voilà enfin de retour!

J'ai pris quelques vacances et avec cette période si particulière que nous avons traversée et traversons encore, j'ai un peu de mal à retrouver mon rythme...

Je reprends en effet quelques nouveaux accompagnements "en direct" et avec les précautions d'usage, avec aussi des vacances qui se profilent pour les un-e-s et pour les autres et qui obligent à avancer le plus possible dans l'accompagnement pour pouvoir ensuite fournir le plus d'autonomie possible pour les couples...

Je précise cependant (pour un monsieur qui ne lira pas ce blog puisqu'il a renoncé à cet accompagnement car ne comprenant pas qu'il n'y ait pas un espacement régulier entre chaque séance et en attribuant la raison... mes congés...ce qui m'a, je l'avoue un petit peu agacée) que je privilégie toujours, vacances à venir ou pas, les 3 premières séances assez rapprochées (= par exemple 3 en un mois), pour rentrer au mieux et le plus vite possible en hapto et ensuite, selon le terme prévu, on peut espacer les séances d'un mois parfois...

Avec les enfants, je maintiens et privilégie les séances en visio.

Bien sûr, je regrette le plaisir de les voir "en vrai" mais j'y trouve malgré tout plusieurs aspects positifs:

pour moi, étant "empêchée" de prendre l'enfant (et de faire à la place... des parents!) j'apprends à mieux observer, expliquer, rester à ma place et laisser faire les parents...

et puis, surtout, les enfants sont dans leur cadre habituel! Dans ces conditions, d'ailleurs, je peux prévoir de les voir en début de soirée, ce que je ne préfère pas proposer chez moi, car ils/elles viennent alors à la fin d'une journée fatigante pour eux/elles dans un lieu où ils ne sont pas forcément à l'aise... A leur domicile, les solutions pour les apaiser sont plus évidentes et faciles à trouver... et parfois, le chien ou le chat de la famille, ou bien sûr, un ainé éventuel, s'invite dans l'environnement de l'enfant et ses réactions sont intéressantes aussi...

Aller, par écran interposé, au domicile des parents m'a permis cette semaine de vivre en direct ce dont j'avais connaissance par lectures ou témoignages sans l'avoir constaté moi même (la maman m'a affirmé que si elle était venue ici avec son bébé, ça se serait passé ici car elle le fait aussi à l'extérieur):

Il s'agit de l'HNI ou Hygiène Naturelle Infantile: méthode pratiquée par de nombreux parents dans le monde (et quasi indispensable quand on a peu accès à des couches!) qui consiste à une observation attentive de son enfants pour anticiper son besoin d'uriner ou d'aller à la selle!

Cette maman pratique cela depuis que son enfant a 3 semaines, il a 4 mois maintenant et depuis, il n'y a pas eu de couches salies!!! si cet aspect est certes appréciable, ce n'est pas le plus important car l'intérêt principal réside selon moi dans la compréhension, la complicité qui s'installe entre l'enfant et son parent! J'avoue avoir été très impressionnée, encore plus quand la maman m' a dit que son conjoint, assez septique au début s'y mettait lui aussi avec succès!

Cette maman ayant gentiment accepté d'écrire sur cette expérience, j'attends avec impatience de  lire son témoignage. Je la remercie d'avance

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 23:53

Je ne comprends pourquoi cet article n'a pas été publié?

erreur de ma part? facétie de mon blog?

Donc il fait suite à un article écrit depuis bien plus longtemps que la semaine dernière!

(Suite de mon compte rendu de la web conférence de la semaine dernière!)

Où il a été question du "Congé de Maternité:

On peut d'une part remarquer qu'il est trop, bien trop court, que d'autres pays européens font nettement mieux...

on peut surtout se demander s'il mérite le nom de "congé"? Car un congé, n'est ce pas, c'est un temps où l'on ne fait rien...à part s'occuper de soi... Or, la femme qui vient d'accoucher a vraiment peu de temps pour s'occuper d'elle: elle doit avant tout s'occuper de son bébé (se débrouiller avec ses connaissances et parfois son manque -ainsi le croit elle- de connaissances dans ce domaine...et il faut aussi bien souvent qu'elle s'occupe de la maison pendant que l'homme travaille et qu'elle soit même "présentable"  (la maison...et elle aussi, douchée, habillée etc) quand il rentrera le soir car il pourrait se demander ce qu'elle a "fait" de toute la journée

(ça me fait penser, du temps de mon autre vie, quand j'étais prof et qu'au moment de la rentrée, les élèves écrivaient pour décrire leurs parents: père fait tel métier; mère : ne travaille pas! Alors je leur demandais si leur mère restait vraiment allongée sur la canapé toute la journée et ils finissaient par énumérer tout ce qu'elle faisait et on en concluait qu'elle faisait un vrai travail!)

À une époque chez nous pas si lointaine et encore actuellement dans d'autres cultures, la femme qui vient d'accoucher est réellement prise en charge par la famille (essentiellement féminine) qui la décharge des tâches ménagères, l'aide à s'occuper du bébé et la dorlote (je me souviens de cette maman africaine seule et sans aide en France après son premier accouchement qui avait déjà pris avant son prochain accouchement, son billet d'avion pour aller se faire chouchouter dans sa famille!

En France, il n'y a pas si longtemps, la fête des "Relevailles" QUARANTE DEUX JOURS après la naissance, marquait le moment où la femme se "relevait" de son accouchement et pouvait reprendre une vie normale (bien sûr, les ouvrières ou les femmes à la campagne qui retournaient vite aux champs avec bébé dans un couffin auprès d'elles n'avaient sans doute pas droit à un tel traitement, ceci étant à comparer avec la mortalité maternelle et infantile et la moyenne de vie de ces femmes là, précisément!)

lire "Le Quatrième trimestre de la Grossesse"

Mais bien sûr tout s'arrange puisque le "Congé de paternité" est arrivé?

Pour une réelle égalité, il faudrait qu'il soit de même durée et surtout qu'il soit "protégé" c'est à dire accessible à tous alors qu'on constate qu'il est souvent très difficile à prendre avec certains employeurs et que, encore une fois, ce sont souvent les hommes ayant des bas salaires ou des emplois "fragiles" qui ont du mal à l'obtenir...

Un effet positif du confinement

décrit par tous les couples que j'ai revus (même quand certains hommes étaient en télé travail) c'est qu'ils étaient tous ensemble, que le partage des tâches s'est bien réparti, qu'ils ont tout autant l'un que l'autre profité du bébé et...qu'ils n'ont pas été envahis par les visites!!

Et pour finir, une réflexion qui prend l'allure d'un problème de math:

soit un couple: lui gagne 3500 euros, elle, est restée à la maison s'occuper des enfants et voilà qu'elle envisage de travailler et qu'elle trouve un emploi à 1700 euros (infirmière par exemple!!) mais il va y avoir près de 1000 euros de frais de garde (nourrice ou crèche, garderie pour les plus grands) et "on" (le conjoint, l'entourage) va lui dire qu'elle ne va pas aller travailler pour 1700 -1000 euros soit juste 700 euros! Alors qu'un autre calcul aurait pu être fait c'est enlever les frais de garde sur le total des salaires du couple ...et surtout prendre en compte l'intérêt social ( et financier cf retraite) qu'il peut y avoir pour cette femme de travailler...

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