Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de irene.autour-de-la-naissance
  • : échanger des vécus, des expériences autour de la grossesse, la naissance, l'allaitement, l'accompagnement haptonomique
  • Contact

Texte Libre

Recherche

26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 01:12

La journée de mobilisation des sages femmes et l'avis que me demande un ami (nouvellement élu à l'Assemblée Nationale) sollicité par une collègue me font sortir de mon silence (mais je reviendrai vite, c'est promis) et j'ai écrit ceci

26 Janvier Journée de mobilisation des sages femmes! Nous sommes en colère et à juste titre tant notre profession MÉDICALE est mal connue par le grand public mais aussi et surtout par les instances médicales et par le gouvernement
La méconnaissance de notre profession et de tous ses aspects est flagrante dans notre société!
quand une commune soutient la création d'une Maison de Santé, on pense rarement à y inclure une sage femme
les sages femmes travaillent dans le respect de la physiologie et dans le souci de la prévention...Prévention et physiologie qui sont considérées comme essentielles ? et génèreraient d'ailleurs d'importantes économies de santé
Elles s'occupent des femmes de la puberté ...à la fin de vie (et évidemment des petites filles dans leurs premiers mois
A l'heure où les médecins généralistes ne se déplacent quasiment plus, les sages femmes elles font du domicile (pour des rémunérations de misère)
A l'heure où le suivi en maternité comme la préparation est très souvent squeezé, les sages femmes préparent les femmes, les couples autour de la naissance
A l'heure où le séjour en maternité est de plus en plus court, les sages femmes veillent à la santé des mères et des bébés, à domicile (toujours pour des rémunérations inadaptées
A l'heure où les gynéco de ville diminuent en nombre, les sages femmes assurent le suivi gynéco et le suivi contraceptif des femmes
Qui sait que les sages femmes font des frottis? posent des dispositifs intra utérins (= stérilets) etc? en étant formées, disponibles...assurent la rééducation périnéale des femmes et cela s'il le faut, bien après la ménopause? qu'elles peuvent faire des vaccins? etc
Elles sont souvent vécues par leurs collègues médecins comme des concurrentes alors qu'il y aurait largement à gagner à ce qu'elles soient considérées comme complémentaires et incontournables ce qu'elles souhaitent ardemment
Partager cet article
Repost0
9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 17:43

Excusez moi de n'être pas très présente ces temps ci!

 

Et excusez moi de vous passer cette info à la dernière minute mais je pense qu'elle pourrait vous intéresser

En tous les cas, je vais la suivre et essaierai d'en faire un petit compte rendu

https://www.facebook.com/events/364239738144319/

 

à bientôt

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 00:59

Les livres, selon moi, sont bien des produits de première nécessité et la lecture (et plus largement la culture) une nourriture indispensable à la vie, à la croissance et à l'ouverture... surtout quand il s'agit d'un livre comme celui que je viens de finir et que je voudrais vous offrir en partage:

Il s'agit de "LE CERCLE DES GUÉRISSEUSES" de Jean Philippe de Tonnac 'éditionsTrédaniel

C'est un cercle de portraits de femmes toutes plus courageuses merveilleuses les unes que les autres et qui cherchent à soigner, à guérir, chacune à sa façon et selon son parcours de vie et ses compétences. C'est un homme qui va à leurs rencontres, et ce n'est pas négligeable; son style est très fluide, très beau et surtout son analyse de l'urgence, la nécessité de réparer les vivants ou plus exactement réparer les blessures, sociales, culturelles, physiques, politiques, faites aux femmes depuis...la nuit des temps, blessures faites plus précisément au féminin qui existe en chacun-e d'entre nous et blessures faites  aussi à notre Terre-mère, (ces dernières risquant de devenir mortelles, cette analyse sonne juste et claire

Alors, n'hésitez pas: dès que les librairies rouvrent, ou avant par "click and collect", précipitez vous pour l'acheter, l'offrir ou vous le faire offrir pour les fêtes de fin d'année!

et puis, pour moi, ce livre en tient deux autres par la main, dans un style différent, mais tout aussi intéressants:

"FEMMES QUI COURENT AVEC LES LOUPS" de Clarissa Pinkola Estès est le plus ancien mais il est super aussi; un peu plus difficile à lire peut être mais on peut le picorer, le prendre et le laisser etc

SORCIÈRES, LA PUISSANCE INVAINCUE DES FEMMES de Mona Chollet est sorti en 2018 et est vraiment très bien (on peut aussi lire "LA SORCIÈRE de Jules Michelet!)

j'ai beaucoup aimé aussi "SORCIÈRES, SAGES-FEMMES ET INFIRMIÈRES, UNE HISTOIRE DE FEMMES SOIGNANTES" de Barbara Ehrenreich et Deirdre English et ne croyez pas qu'il n'intéresse que les sages femmes et infirmières, il concerne les soigné(e)s aussi et d"montre bien comment s'est construit le système médical, bases sur lesquelles il repose toujours...

J'avais envie de partager cela avec vous!

 

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 17:27

Nous voilà au coeur du deuxième confinement (rappel: on dit "second" quand il n'y a que deux éléments, "deuxième" quand il y a plus de deux éléments!!! il faut espoir garder!)

j'espère que vous prenez soin de vous et ne désespérez pas trop! Je vois des ombres de découragement et même de déprime qui de nouveau envahissent les gebs et en premier lieu les futures mamans car de nouveau on parle de masques obligatoires en salle de naissance!

je vous transmets donc quelques liens (en espérant que vous pourrez les ouvrir)

et SURTOUT je vous rappelle que vous pouvez toujours REFUSER de porter un masque pour l'enfantement (autrement dit la sortir du bébé, vulgairement et honteusement appemée parfois dans les bouquins ou dans le bouche de "professionnel-le-s" k'expulsion

Je vous rappelle que l'accouchement (et en particulier l'enfantement) dans son ensemble, correspond à un exploit sportif de haut niveau et que personne n'envisagerait d'obliger un athlète de porter un masque pour assurer sa performance! Une femme me disait l'autre jour que sa gynéco lui avait dit que ce n'était pas embêtant de porter un masque car le principal c'était l'expiration!!!  si!si! c'est vrai il y a des gens pour dire ça et donc ignorer qu'avec un masque on 're-inhale" ce qu'on vient d'expirer c'est à dire qu'on respire en circuit fermé!!!

 

j'ai aussi entendu des femmes hésitant à enlever leur masques pour ne pas risquer de contaminer l'équipe soignante!!! Franchement ce n'est pas le problème de la femme qui accouche! l'équipe soignante a ou devrait avoir les moyens de se protéger (visières etc) , de faire des tests salivaires etc mais en tous cas n'a pas le droit de contraindre la femme à être ..."muselée" et asphyxiée!

https://www.rtbf.be/info/dossier/les-grenades/detail_femmes-enceintes-et-coronavirus-respectons-leur-accouchement-une-opinion-de-marie-helene-lahaye-feministe-juriste-blogueuse?id=10464971&fbclid=IwAR2sQ21j6O2LGhyJL-Em1cEHZ3_M3SOD9q4Xs7JxurLg86oJFgR6ThwuJ_Y

 

si vous n'arrivez pas à ouvrir le lien vous pouvez aller sur le blog de Marie Hélène!

 

et bien sûr consulter aussi le site de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) que cite d'ailleurs Marie Hélène et que vous pouvez mettre en avant si on vous donne des consignes...contraires à la logique et à la bientraitance

https://www.who.int/fr/news-room/q-a-detail/q-a-on-covid-19-pregnancy-and-childbirth

et vous pouvez comparer les directives de l'OMS avec les consignes du ministère

https://solidarites-sante.gouv.fr/actualites/presse/communiques-de-presse/article/les-conditions-d-accouchement-en-periode-de-covid-19?fbclid=IwAR339z5PDFDI4zwFu9DrxjgAdP-1Zln-2ESCJfwzV1_LdpQPXSigFupjnrA

(je vous donne des liens anciens! regardez les plus récents bien sûr!

 

et je vous mets (ou remets? ) ici un article de Marie Hélène justement

Alors que la campagne contre le port du masque pendant l'accouchement menée par est de plus en plus relayée par les médias, le Collègue National des Gynécologues et Obstétriciens français a adopté des recommandations hostiles aux femmes.
Elles encouragent fortement le port du masque pour les femmes en ces termes : "Le port du masque est recommandé en présence des soignants. Pendant les efforts expulsifs, le port du masque est souhaitable car il protège les soignants et la femme elle-même. Il ne peut être imposé. On peut proposer le recours à une visière adaptée au visage de façon à faciliter les efforts et la communication avec l’équipe soignante. Si la patiente n’a ni masque ni visière, le masque porté par le personnel doit être un masque FFP2 de manière à apporter une protection maximale
au personnel de santé (+ lunettes de protection)."
🔴Je retiens surtout, au milieu du texte, la phrase "IL (le masque) NE PEUT ETRE IMPOSE". Encouragez donc toutes femmes à arracher leur masque si elles le souhaitent.🔴
Je salue ici la ténacité du Dr Philippe Deruelle qui c'est battu bec et ongles pour des recommandations respectueuses des femmes et de l'état de la science. Il vient de décider de quitter ses fonctions de secrétaire du CNGOF, en déclarant dans La Croix « Je pensais que la profession avait évolué, mais elle ne sait toujours pas écouter les femmes, regrette-t-il. Comme je suis minoritaire au bureau du Collège, j’ai démissionné. »

 

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 17:12

Pour me faire pardonner mon absence, mon silence (panne d'internet plus divers autres petits problèmes et diverses activités), je vous livre cet extrait d'un livre que je suis en train de dévorer en ce moment

"...cette thérapie de l'intention qui tranche si absolument avec la pratique robotisée à laquelle nos sociétés gangrenées par l'idéal de la rentabilité ont réduit la plupart des professionnel-le-s de santé. Ces gens qui ambitionnaient de porter secours à leur prochain, qui ont fait pour cela des études affreusement difficiles et longues, n'ont plus le temps ni l'énergie de charger les soins qu'ils dispensent d'une intention. Pourquoi s'étonner que la machine progressivement les remplace? Pourquoi s'étonner que la maladie ne recule pas, ou bien qu'elle mute, revienne avec un autre visage? On ne guérit pas sans intention de guérir" (= on ne soigne pas sans intention de soigner)
 
extrait du très beau livre de Jean Philippe de Tonnac "Le cercle des guérisseuses"
 
cette "thérapie de l'intention" devrait se retrouver au coeur de tout acte de soin, je dirai même au coeur de toute relation!
Qu'en pensez vous?
 
Partager cet article
Repost0
20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 15:09

Avec un peu de retard dû à quelques petits soucis de santé, je vous transmets le très beau et bien complet témoignage fait par la maman d'Abel! je la remercie vivement pour cet écrit où tout est très bien expliqué, me semble t il. Grand grand MERCI d'avoir pris le temps de tout décrire

Merci aussi à Abel (que j'ai pu voir "en action" en visio) et à son papa et bon vent à tous les trois

 

Bonjour Irène, 

 
Je prends enfin un moment pour vous témoigner de notre expérience d’hygiène naturelle infantile avec notre petit garçon. Alors, nous avons proposé à notre enfant d’éliminer sur un pot spécial HNI lorsqu’il avait 3 semaines. Nous avions, au préalable, observé ses habitudes d’élimination et son comportement durant une bonne semaine. Nous avions noté qu’il éliminait au cours ou en fin de tétée. En dehors des tétés, il signalait les envies d’éliminer les selles en « râlant » d’une manière particulière (petits pleurs, agitation soudaine, contracte ses abdos, se tortille, sons graves..). C’était donc facile pour nous de comprendre ses besoins, si bien qu’à ce jour il continue d'éliminer ses selles en dehors des couches, toutes les selles, de jour comme de nuit. 
 
Concernant les urines, cela fut un peu plus fastidieux au départ car les signaux d’éliminations étaient moins évidents et surtout variés (cherche le contact avec ses yeux, cesse son activité, cesse de téter..). Nous proposions donc à Abel d’uriner avant et après une tétée, en sortie de sieste, avant de sortir de la maison et au retour d’une sortie.. etc.
 
Nous avons constaté très rapidement des évolutions importantes, une meilleure compréhension de ses signaux corporels et au fil de temps une bel complicité entre Abel et nous, autant avec son papa qu’avec moi-même.
 
L’objectif pour nous n’étant pas d’attraper tous les pipis et cacas à tout prix, mais de communiquer avec notre enfant tout en lui offrant le confort d’eliminer ses besoins autrement que de faire sur lui-même. Pour se faire, nous avions acheté un pot spécial HNI, des alèses et des couches HNI (sur le site ecopitchoun). 
 
Abel passait bcp de temps « cul nu » au départ si le temps le permettait ce qui nous a permis de mieux anticiper ses envies d’uriner. Très vite, vers 1 mois et demi il ne portait plus de couches absorbantes en journée mais de simples culottes d’apprentissage. Au début, nous devions réagir très vite si l’envie d’uriner lui prenait. Par la suite il a été en mesure de se « retenir » quelques secondes puis quelques minutes comme s’il avait compris que nous allions intervenir. 
 
Vers 2 mois et demi, nous avions constaté qu’il régulait aussi ses besoins la nuit. Il ne faisait plus de selles la nuit. Il signalait ses envies d’uriner en émettant un son (on aurait cru qu’il chantait) pour nous réveiller. Soit il urinait la nuit à l’occasion d'une tétée, soit il se réveillait exprès pour un petit pipi express. Soit il n’urinait pas de toute la nuit mais faisait un gros pipi au réveil le matin. Assez vite, il passait ses nuits au sec !
 
Entre 3 et 5 mois, les choses se sont encore précisé et il était rare d’avoir des loupés, à la maison et en sortie, juste parfois des malentendus sans importance. C’était bien rodé pour nous comme pour lui !
 
Il a fait son entrée en crèche à 4 mois et demi. Naturellement, le personnel de crèche n’était pas en mesure de lui proposer d’éliminer en dehors de sa couche. Je m’inquiétais de savoir s'il allait être à l’aise en couches jetables et s'il allait être compris dans ses besoins, surtout concernant l’élimination des selles car autant pour les urines, il peut finir par éliminer sur lui si rien ne lui est proposé sans que cela ne l’agace, autant pour les selles c’est plus embêtant il fini par pleurer comme s’il était déçu d’avoir fait sur lui. Avant la crèche, il avait pris l’habitude de faire caca dans la matinée sans horaire précis. Après quelques jours de crèche, il s’est mis à se réveiller tous les matins à 6 heures pétantes pour faire caca !!!!! Ça nous à littéralement scotché ! 
 
L’HNI nous apporte beaucoup. Cela participe pleinement à respecter le corps et le rythme de vie de notre enfant. Cela nous a permis de créer un lien profond et unique avec lui. Cela permet aussi à notre enfant de rester connecté à son corps, à ses besoins et à ses ressentis ce qui facilitera plus tard l’apprentissage de la propreté.
 
Si nous avions un conseil à donner à des parents qui souhaitent se lancer : armez vous de patience, de langes, alèses et vêtements adaptés et renseignez vous sur internet ou via des lectures ( Sans couches, c’est la liberté d’Ingrid Bauer, La vie sans couche de Sandrine Monrocher-Zaffarano, le blog Heureux sans couche de Natacha Fourrageat Guillaume, accompagnante en HNI diplômée de l’institut Miss psychomot)
….ah aussi, ne tenez pas compte des éventuelles réflexions malveillantes venant de personnes non informés de l’existence de cette pratique !
 
Voilà, je pense avoir fait le tour de notre expérience HNI. Je reste à votre disposition pour d’autres questions 
 
Bien à vous, 
 
Arnaud, Dalila et Abel Lardé 
Partager cet article
Repost0
6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 21:45

un clip très sympa qui décrit très bien notre situation

 

https://www.youtube.com/watch?v=37bpGE_zhvA&feature=share&fbclid=IwAR1GhLU_hCM5DyK555Y0hkDTCD-vb2ZTaCQ6glO1DgLNG96Q-yuAn05f7G0

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 23:32

Les futurs parents ne sont toujours pas à l'aise pour les conditions d'accouchement qu'on va leur proposer et le vécu de certaines femmes ayant accouché pendant et depuis le confinement s'apparente bel et bien à des violences médicales et obstétricales.

Je vous transmets un article paru dans la Croix et communiqué par Marie Hélène Lahaye, grande combattante contre les violences gynéco et obstétricales.

Il est à remarquer que le gynéco qui a réussi à faire passer cette "avancée" a, juste après démissionné tant l'hostilité de ses confrères (con-frères?) était insupportable!

 

https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Accoucher-masquee-gynecologues-divises-2020-10-02-1201117190?fbclid=IwAR2o3-dfhXtYQwXXU9vkcsyedAQ-R-m0XeWkeCjG2URQYIlJ495cc4wfhY8

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 20:35

Des modifications de la loi sur l'IVG (ou une nouvelle loi?) seront votées jeudi 8 octobre à l'Assemblée Nationale et le CNGOF nous demande notre avis(on n'est pas obligé de répondre qu'on est gynéco!)

Quand on sait que l'accès à l'IVG est parfois très difficile, l'accueil souvent très contestable, que les droits des femmes ne sont pas toujours bien respectés, quand on connait les prises de position assez "réac" et misogynes du CNGOF (voir un de mes derniers articles) il parait intéressant et important de répondre au sondage proposé

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfqCTtjLouuolX9YSSHukmnEMDzgbFyL5wPNhxy8qYjSmgqdA/viewform?fbclid=IwAR2L9FQEXtLyrvEHA-vT7zIwPInS5EhWQIcnQ7Y7FKmjfHpmH7XS6dBwDig

je viens de répondre, ne me disant ni gynéco ni sage femme (je voulais mettre: conseillère conjugale, ce qui est exact par ailleurs) avec le commentaire suivant:

 

ce qui est important, c'est que les femmes soient respectées dans leurs demandes, leurs désirs, leurs non-désirs, leurs ambivalences...qu'elles soient correctement informées pour pouvoir donner leur consentement ÉCLAIRÉ, qu'elles soient accompagnées dans le temps et la durée nécéssaires...ce que des sages-femmes sont tout à fait capables de faire ô combien (pareil que dans le suivi d'une grossesse ou un suivi gynéco: elles prennent le temps qu'il faut!) Quant à la clause de conscience, si sa suppression reviendrait à avoir des praticien-ne-s qui travailleraient dans le mépris des femmes et les culpabiliseraient (comme ça arrive déjà trop souvent) je ne suis pas sûre que cela soit bien! Par contre, il ne faut pas qu'un chef de service impose ses convictions négatives à toute "son" équipe et il faut surtout GARANTIR aux femmes un accès à l'IVG dans la proximité géographique et dans des délais courts

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 22:53

Dans ma "présentation" de l'haptonomie, j'ai l'habitude de citer Marie de Hennezel dont l'approche hapto dans les soins palliatifs m'a toujours beaucoup intéressée, même si je n'ai pas pu suivre sa formation.

Sa prise de position sur la situation actuelle, ses réflexions sur la maladie, la mort et le déni que nous en faisons et surtout sur le vécu actuel des personnes âgées ou en fin de vie, m'interpellent et répondent beaucoup à mes propres réflexions.

je vous livre donc un extrait du journal Le Monde où elle s'interroge, nous interroge sur notre façon de vivre les évènements actuels.

À première vue, cela n'a pas grand chose à voir avec les bébés et la naissance et pourtant si! car cela a à voir avec le genre de société que nous voulons leur offrir

Marie de Hennezel, psycho- et hapto- thérapeute (qui fait des formations en haptonomie pour les personnels des soins palliatifs ou intensifs, nous propose ces réflexions, que je partage complètement! Merci Marie de Hennezel
Les mots d'une grande dame, Marie de Hennezel, écrivain et psychologue qui éclaire notre regard sur la situation de notre monde sous COVID. Extrait du journal "le Monde" du 04 mai 2020
« L’épidémie de Covid-19 porte à son paroxysme le déni de mort »: "Fustigeant la « folie hygiéniste » qui, sous prétexte de protéger les plus âgés, leur impose des « conditions inhumaines », l'écrivaine et psychologue estime que la crise sanitaire met à mal le respect des droits des personnes en fin de vie.
Si le déni de mort est une des caractéristiques des sociétés occidentales, l'épi démie due au SARS-CoV-2 illustre son paroxysme. Depuis la seconde guerre mondiale, ce déni n'a fait que s'amplifier, avec le progrès technologique et scientifique, les valeurs jeunistes qui nous gouvernent, fondées sur l'illusion du progrès infini, la promotion de l'effectivité, de la rentabilité, du succès. Il se manifeste aujourd'hui par une mise sous silence de la mort, une façon de la cacher, de ne pas y penser, avec pour conséquence une immense angoisse collective face à notre condition d'être humain vulnérable et mortel.
Ce déni de la mort a eu trois conséquences. D'abord au niveau individuel, il n'aide pas à vivre. Il appauvrit nos vies. En faisant comme si la mort n'avait pas d'incidence sur notre manière de vivre, nous croyons vivre mieux, mais c'est l'inverse qui se produit. Nous restons souvent à la surface des choses, loin de l'essentiel. Ensuite, ce déni entretient une illusion, celle de la toute-puissance scientifique et technologique, celle du progrès infini. Avec ce fantasme incroyable : imaginer qu'un jour on pourrait avoir raison de la mort. Enfin, le déni de la mort nous conduit à ignorer tout ce qui relève de la vulnérabilité. Il est responsable d'une perte d'humanité, d'une perte de la culture de l'accompagnement, avec les souffrances qui y sont associées.
Le vrai sens de l'existence
Dès 1987, avec l'arrivée des soins palliatifs en France, a commencé un long combat pour sortir de ce déni. En 2005, lors de son audition au Parlement, en vue de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie (dite loi Leonetti), la sociologue Danièle Hervieu-Léger avait eu cette réflexion : « Le déni de la mort se venge en déniant la vie. La mort qui n'a pas sa juste place finit par envahir toute l'existence. Ainsi notre société est-elle devenue à la fois thanatophobe et mortifère. » Le déni a pourtant perduré.
L'épidémie actuelle l'illustre factuellement. La peur de la mort domine. Au lieu de considérer comme notre destin à tous, une réalité sur laquelle il faut méditer car elle est inéluctable, la mort devient l'ennemi à combattre. Faut-il pour autant ne pas se protéger ni protéger les autres, évidemment que non. Mais cette responsabilité doit être laissée à chacun et non édictée par un pouvoir médical devenu tout-puissant, qui poursuit aujour d'hui son fantasme d'éradiquer la mort, de préserver la vie à tout prix, au détriment de la liberté de la personne. Les acquis sur la dignité du mourir et le respect des droits des personnes en fin de vie sont brutalement mis à mal.
Je ne remets pas en cause l'acharnement avec lequel médecins et soignants, au risque de leur propre vie, soignent des patients qui ont encore envie de vivre. Je remets en question la folie hygiéniste qui, sous prétexte de protéger des personnes âgées, arrivées dans la dernière trajectoire de leur vie, impose des situations proprement inhumaines. Cela a-t-il un sens de confiner une personne âgée qui, dans son for intérieur, est relativement en paix avec l'idée de mourir, comme c'est le cas pour beaucoup ? De l'empêcher de vivre les dernières joies de sa vie, voir ses enfants, les embrasser, voir ses amis, continuer à échanger avec eux ? Leur demande-t-on leur avis, leur choix ? Demande-t-on aux proches ce qui est plus important pour eux : prendre le risque d'attraper le Covid-19 en prenant une dernière fois dans ses bras un parent aimé et lui dire au revoir ? Ou se protéger au risque d'une culpabilité qui les empoisonnera pour longtemps ? Ce déni de la mort est dramatique et le combat contre la mort est vain.
Nous ne mesurons pas les souffrances qui naîtront de l'érosion de l'humain quand la distanciation sociale sera devenue la norme, comme des inégalités que cette peur de la mort aura induites, les désespoirs, les dépressions, les violences, les envies de suicide. Nous réaliserons après le confinement le mal qui aura été fait en privilégiant la vie au détriment de la personne. Car qu'est-ce qu'une personne ? Sinon un être humain qui, se sachant mortel, et méditant sur sa finitude, est renvoyé à l'essentiel, à ses priorités, à ses responsabilités familiales, aux vraies questions sur le sens de son existence.
Heureusement, quand notre société aura atteint le pic du déni de la mort, s'amorcera un déclin.
Nombreux sont ceux qui, déjà dans le silence de leur confinement, méditent aujourd'hui sur le sens et la valeur de leur existence, sur le genre de vie qu'ils ont vraiment envie de mener. Une vie de retour aux choses simples, une vie où le contact avec ceux que l'on aime compte plus que tout, où la contemplation du beau et de la nature participe à la joie de vivre. Une vie où l'on n'abandonne pas les plus vulnérables, où la solidarité humaine l'emporte. Une vie qui respecte les rites essentiels qui ponctuent l'existence et rassemble la communauté des vivants : la naissance, le mariage, la mort. Une vie où le devoir d'accompagnement de ceux qui vont mourir impose naturellement la présence, les mots d'adieu, bref d'entrer dans ce que le psychanalyste Michel de M'Uzan (1921-2018) appelait « l'orbite funèbre du mourant .
Partager cet article
Repost0